Lotion d’ortie pour les cheveux

Préparation : 15 min
Pour : 1 lotion


lotion capillaire ortie


L’ortie, tout le monde la connaît, mais pour les mauvaises raisons. On l’a frôlée en vacances, dans les jambes en short d’un enfant qui courait dans le jardin, dans les mollets d’un randonneur, et depuis, on l’évite autant que possible. Ce que beaucoup ignorent, c’est que cette plante à la réputation de mauvaise herbe est l’un des remèdes capillaires les plus anciens qui soient. Dioscoride, médecin grec du 1er siècle, la prescrivait déjà pour stimuler la pousse des cheveux. Les Romains, eux, allaient jusqu’à se fouetter les jambes avec des tiges fraîches pour activer la circulation sanguine. On ne vous demande pas d’aller aussi loin, rassurez-vous !

Deux mille ans plus tard, l’ortie revient en force dans les routines pour cheveux. Sa composition en minéraux et autres principes actifs explique pourquoi elle fonctionne. Dans ce guide, vous trouverez trois recettes de lotion capillaire à base de feuilles d’ortie séchées, de la plus simple à la plus élaborée, avec leurs dosages précis, leur mode d’emploi complet et tout ce qu’il y a à savoir.

📌 Lotion capillaire à l’ortie en bref :

  • Ingrédient de base : feuilles d’ortie séchées (Urtica dioica), riches en silice, fer, zinc et vitamines du groupe B
  • 3 recettes progressives : infusion simple / lotion ortie-romarin-vinaigre de cidre / macérat alcoolisé longue conservation
  • Pour : cheveux gras, chute diffuse légère, pellicules, manque de brillance ou de densité
  • Premiers résultats : brillance et régulation du sébum en 2 à 3 semaines, effets sur la pousse à partir de 6 semaines minimum
  • Conservation : 5 à 7 jours au frigo (recettes aqueuses) ou 3 à 6 mois à l’abri de la lumière (macérat alcoolisé)

Pourquoi l’ortie est-elle bonne pour les cheveux ?

Pour la petite histoire

L’usage capillaire de l’ortie ne date pas d’hier. On trouve des traces de son utilisation chez les Grecs, les Romains, dans la médecine ayurvédique indienne, dans les pharmacopées européennes médiévales et ce n’est pas un hasard. Pendant des siècles, les plantes médicinales ont été retenues parce qu’elles fonctionnaient, pas parce qu’une étude le disait. L’ortie a survécu à deux millénaires de pratique. C’est déjà un argument.

Une composition impressionnante

L’Urtica dioica est l’une des plantes les plus concentrées en minéraux du règne végétal. C’est cette composition qui explique tout le reste.

  • Silice (acide silicique) : minéral structurant de la kératine. Une carence se traduit par des cheveux cassants, sans brillance, qui peinent à pousser. La silice de l’ortie passe très bien dans une infusion aqueuse, ce qui la rend directement disponible lors d’une application en lotion.
  • Fer : entre 8 et 14 mg pour 100 g de plante fraîche. Une carence en fer est l’une des premières causes de chute diffuse, notamment chez les femmes (c’est ce qu’on appelle l’effluvium télogène). Précisons : une application topique ne compense pas une carence alimentaire, mais une cure interne en parallèle a tout son sens. On y revient plus loin dans la FAQ.
  • Zinc : il a un double rôle. Il régule la production de sébum (très utile pour les cuirs chevelus gras) et participe au renouvellement cellulaire du follicule pileux.
  • Vitamines A, B2, B5, B9, C et K : la vitamine B5 (acide pantothénique) renforce la fibre capillaire et réduit la casse. La vitamine C améliore l’absorption du fer, un détail qui compte quand on utilise l’ortie en tisane en parallèle.
  • Protéines : environ 30 % du poids sec de la plante. En application topique, elles contribuent à renforcer la fibre capillaire de l’extérieur.
  • Chlorophylle : propriétés purifiantes légères, particulièrement intéressantes pour les cuirs chevelus à tendance grasse ou sujets aux pellicules.

L’ortie et la DHT : voyons ce que dit la science

Vous avez probablement lu que l’ortie « bloque la DHT » et lutte contre l’alopécie androgénétique. C’est à moitié vrai, et le « à moitié » mérite une explication.

La DHT (dihydrotestostérone) est une hormone dérivée de la testostérone qui, chez les personnes génétiquement prédisposées, miniaturise progressivement les follicules pileux jusqu’à la chute définitive. C’est le mécanisme de l’alopécie dite androgénétique, aussi bien chez les hommes que chez les femmes à la ménopause (où la baisse des œstrogènes laisse les androgènes plus libres d’agir). L’enzyme responsable de cette conversion s’appelle la 5-alpha-réductase. La racine d’ortie contient des phytostérols, dont le bêta-sitostérol, qui ont une activité inhibitrice partielle sur cette enzyme. C’est documenté, c’est sérieux, c’est pourquoi on retrouve des extraits de racine dans de nombreux compléments capillaires.

Ici, on travaille avec des feuilles, pas des racines. Les feuilles contiennent aussi du bêta-sitostérol, mais dans une concentration moindre. L’effet anti-DHT d’une lotion à base de feuilles séchées est donc possible, mais moins concentré qu’un extrait de racine standardisé. La lotion agit surtout par son apport minéral, sa stimulation de la microcirculation cutanée et ses propriétés purifiantes sur le cuir chevelu (et c’est déjà beaucoup).

Pour quels cheveux et quels problèmes ?

Bonne nouvelle, l’ortie est une plante polyvalente. Elle ne s’adresse pas à un seul profil capillaire. Voici ce qu’on peut en attendre selon les cas.

Profil capillaire Ce que l’ortie peut apporter
Cheveux gras, cuir chevelu huileux Le zinc régule la production de sébum et l’infusion a un léger effet astringent naturel
Cheveux fins, manque de densité La silice renforce la fibre capillaire et la stimulation de la microcirculation favorise l’apport de nutriments au follicule
Chute diffuse légère (femme, ménopause) Apport en fer, en zinc, et les phytostérols des feuilles peuvent freiner partiellement l’action de la DHT
Alopécie androgénétique débutante (homme) Même action que ci-dessus, à compléter idéalement par un extrait de racine en complément alimentaire
Pellicules, cuir chevelu irrité Chlorophylle purifiante et l’ajout de vinaigre de cidre (recette 2) renforce bien cet effet
Cheveux ternes ou cassants Reminéralisation par la silice, le magnésium et les vitamines B, une brillance visible dès 2 à 3 semaines
Cuir chevelu sensible ou réactif Propriétés adoucissantes, dans ce cas, commencer par la recette 1, sans alcool ni vinaigre

Ortie séchée ou fraîche : laquelle choisir pour la lotion ?

La question revient à chaque fois, et vous savez quoi, les deux fonctionnent ! Mais pas de la même manière.

L’ortie fraîche est légèrement plus riche en vitamine C et en chlorophylle, deux actifs qui se dégradent partiellement au séchage. Si vous avez un jardin et des gants épais, cueillez les jeunes pousses de mai à début juin (c’est le moment où la plante est la plus chargée en actifs). Mais elle nécessite un usage immédiat, l’odeur à la cuisson est plus prononcée, et les dosages sont impossibles à calibrer d’une fois sur l’autre.

Pour une routine capillaire régulière tout au long de l’année, les feuilles d’ortie séchées ont trois avantages : elles sont disponibles en permanence, leurs minéraux essentiels (silice, zinc, fer) sont parfaitement conservés après un séchage doux, et il est plus facile d’avoir des dosages constants d’une préparation à l’autre.

En plus, c’est pratique, on s’en sert autant pour les tisanes que pour les soins capillaires. C’est la même plante, les mêmes actifs, pour deux usages très différents. Et le rapport qualité-prix est franchement imbattable.

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Recette 1 : l’infusion simple

C’est la recette que je conseille à tout le monde pour débuter. Deux ingrédients, zéro difficulté, zéro risque. Elle convient à tous les types de cheveux, y compris les plus sensibles. N’allez pas chercher plus compliqué avant d’avoir essayé celle-là. Elle donne déjà de très bons résultats sur la brillance et la régulation du sébum.

Ingrédients

  • 20 g de feuilles d’ortie séchées
  • 1 litre d’eau filtrée ou minérale (l’eau du robinet très calcaire peut interagir avec les actifs)
  • 1 casserole, 1 passoire fine ou un filtre à café, 1 flacon spray de 250 à 300 ml

Préparation

  1. Portez l’eau à ébullition dans la casserole.
  2. Ajoutez les feuilles séchées. Réduisez à feu doux et laissez frémir 10 minutes à couvert.
  3. Coupez le feu. Laissez infuser jusqu’à refroidissement complet (idéalement toute une nuit). Plus la décoction repose longtemps, plus elle est concentrée en actifs.
  4. Filtrez en pressant bien les feuilles contre la passoire pour extraire tout le liquide. Ne sautez pas cette étape, les feuilles absorbent une bonne partie des actifs qu’on veut récupérer.
  5. Versez dans le flacon spray. C’est prêt !

Comment l’utiliser ? Deux façons de faire

Vous avez deux options selon vos habitudes :

  • En spray post-shampooing : vaporisez la lotion sur le cuir chevelu après le lavage, massez 2 à 3 minutes, ne rincez pas. C’est l’approche la plus efficace pour concentrer les actifs sur la racine.
  • En rinçage final : versez une bonne quantité de décoction sur les cheveux en fin de douche, après le shampoing, comme une dernière eau de rinçage. Pas de massage, pas de spray, la lotion enveloppe la fibre capillaire, referme les écailles et se laisse sécher naturellement. C’est la méthode la plus simple, parfaite si vous débutez ou si vous avez peu de temps.
Conservation : 5 à 7 jours au réfrigérateur. La lotion doit rester claire et sans odeur désagréable. Si elle se trouble ou sent bizarre, jetez-la sans hésiter. Pour éviter le gaspillage, préparez 500 ml plutôt qu’un grand litre, c’est 10 minutes de préparation et c’est toujours frais.

Recette 2 : lotion ortie, romarin et vinaigre de cidre

C’est ma version préférée pour une utilisation au quotidien. Trois ingrédients dont les effets se renforcent mutuellement, pour une seule opération de préparation. Et les résultats sont nettement plus visibles qu’avec l’infusion simple. Si vous avez aimé la recette 1, vous allez adorer celle-là.

Pourquoi ces trois ingrédients ?

Le romarin est l’une des plantes les mieux étudiées en capillaire. L’acide rosmarinique qu’il contient stimule la circulation sanguine du cuir chevelu, favorisant l’apport de nutriments aux follicules pileux. Une étude publiée en 2015 dans la revue SKINmed a comparé l’huile essentielle de romarin au minoxidil à 2 % sur des cas d’alopécie androgénétique légère : les résultats à 6 mois étaient comparables. (Attention, cette étude portait sur une huile essentielle très concentrée, pas sur une infusion de plante sèche. Les actifs sont les mêmes, mais à des niveaux de concentration très différents).

Le vinaigre de cidre mérite lui aussi une explication. Le pH naturel du cheveu se situe entre 4,5 et 5,5, donc légèrement acide. L’eau du robinet est souvent basique (pH 7 à 8), ce qui laisse les écailles du cheveu ouvertes, résultat : cheveux ternes, électrostatiques et plus fragiles. Un trait de vinaigre de cidre ramène le pH à l’équilibre, referme les écailles et rend les cheveux plus brillants. Ce n’est pas de la magie, c’est de la chimie. Petit focus sur l’odeur, rassurez-vous, elle disparaît complètement au séchage. Je préviens, parce que c’est la première inquiétude que j’entends à chaque fois.

Ingrédients

  • 15 g de feuilles d’ortie séchées
  • 10 g de romarin séché
  • 1 litre d’eau filtrée
  • 2 à 3 c. à soupe de vinaigre de cidre non pasteurisé
  • 1 casserole, 1 passoire fine, 1 flacon spray

Préparation

  1. Faites frémir l’ortie et le romarin dans l’eau pendant 10 minutes à couvert.
  2. Laissez infuser jusqu’à refroidissement complet.
  3. Filtrez en pressant bien les plantes pour extraire tout le liquide.
  4. Attendez que la décoction soit à température ambiante avant d’ajouter le vinaigre de cidre (la chaleur volatilise une partie de ses composés actifs). C’est le seul geste qui compte vraiment ici.
  5. Mélangez et transvasez en flacon spray.

Conservation : 7 à 10 jours au réfrigérateur. Le vinaigre de cidre joue un rôle de conservateur naturel léger.

Variante au gingembre : ajoutez 5 g de gingembre séché à la décoction pour un effet tonifiant supplémentaire sur la microcirculation du cuir chevelu. Le gingembre apporte une légère chaleur à l’application, et c’est une association que j’aime beaucoup. Pour aller plus loin, consultez notre article sur comment utiliser le gingembre pour les cheveux.

Recette 3 : le macérat alcoolisé longue conservation

Cette recette, c’est la version « teinture mère maison » à base d’ortie. Elle s’adresse à ceux qui ont un cuir chevelu particulièrement gras et veulent une préparation plus concentrée et assainissante, mais aussi à ceux qui préfèrent tout préparer en une seule fois pour tenir plusieurs semaines sans refaire de fournée. Elle demande trois semaines de patience, mais ensuite, vous avez de quoi tenir plusieurs mois, pratique.

Attention, cette version n’est pas adaptée aux cheveux très secs ou cassants, ni aux cuirs chevelus sensibles ou présentant des lésions actives (plaies ouvertes, eczéma en poussée, psoriasis, etc.). L’alcool peut assécher. Si vous avez un doute sur votre profil, restez sur les deux premières recettes.

Ingrédients

  • 30 g de feuilles d’ortie séchées
  • 500 ml d’alcool (une vodka ou une eau-de-vie de fruit à 40° convient très bien pour une macération douce ; si vous souhaitez une extraction plus concentrée, optez pour de l’alcool à 70° disponible en pharmacie, et évitez l’alcool à 90°, trop desséchant sur le cuir chevelu)
  • Facultatif : 15 g de romarin séché ou quelques tiges de lavande séchée
  • 1 bocal en verre hermétique (type Le Parfait)
  • 1 étamine ou filtre à café
  • 1 flacon teinté hermétique pour le stockage

Préparation

  1. Placez les feuilles d’ortie séchées (et le romarin ou la lavande si vous en ajoutez) dans le bocal en verre.
  2. Versez l’alcool de façon à couvrir complètement les plantes.
  3. Fermez hermétiquement.
  4. Laissez macérer 3 semaines dans un endroit tempéré et si possible ensoleillé (une fenêtre orientée au sud accélère l’extraction). Agitez le bocal tous les deux à trois jours.
  5. Après trois semaines, filtrez à travers une étamine ou un filtre à café en pressant bien les plantes.
  6. Transvasez dans un flacon teinté hermétique. C’est prêt !

Application : ce macérat ne s’utilise jamais pur. Diluez 1 c. à soupe dans 3 c. à soupe d’eau avant de vaporiser, ou déposez 5 à 6 gouttes directement sur le cuir chevelu avec le bout des doigts en évitant les longueurs.

Conservation : 3 à 6 mois à l’abri de la lumière et de la chaleur. C’est l’atout principal de cette recette.

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Mode d’emploi : comment appliquer pour de vrais résultats

Le protocole complet pas à pas

Le protocole est identique pour les trois recettes. Respectez l’ordre, surtout l’étape du massage, c’est elle qui fait vraiment la différence.

  1. Lavez vos cheveux normalement, rincez bien.
  2. Essorez légèrement (les cheveux doivent être humides, mais pas dégoulinants).
  3. Vaporisez ou versez la lotion directement sur le cuir chevelu, section par section si vous avez les cheveux épais.
  4. Massez le cuir chevelu pendant 2 à 3 minutes avec le bout des doigts, en petits mouvements circulaires. Ce massage vaut autant que la lotion elle-même, car il active la microcirculation locale et favorise la pénétration des actifs dans le follicule. Ne le sautez pas, vraiment.
  5. Ne rincez pas (voir précisions ci-dessous). Coiffez normalement, laissez sécher à l’air libre si possible.

Rincer ou ne pas rincer ?

Pour les recettes 1 et 2 : pas de rinçage nécessaire. La lotion est légère, aucun résidu visible. L’odeur du vinaigre de cidre (recette 2) disparaît en quelques minutes, ne vous en faites pas avec ça.

Pour la recette 3 : si vous avez les cheveux fins ou un cuir chevelu réactif, rincez à l’eau claire 20 à 30 minutes après l’application. Si votre cuir chevelu est gras, vous pouvez laisser en place (l’alcool dilué produit un léger effet astringent bienvenu dans ce cas).

Fréquence, durée de cure et résultats

La fréquence idéale est de 2 à 3 applications par semaine. Tous les jours n’est ni nécessaire ni souhaitable, et sur cuir chevelu sensible, ce serait contre-productif. La régularité compte davantage que l’intensité.

Comptez 4 à 6 semaines minimum avant de tirer des conclusions. C’est la durée nécessaire pour que le cuir chevelu et le cycle pilaire répondent à un soin topique régulier. Le cycle de croissance du cheveu ne se modifie pas du jour au lendemain. Sur la brillance et la régulation du sébum, les premiers effets sont souvent visibles en 2 à 3 semaines. Sur la réduction de la chute ou la pousse, comptez au moins 6 semaines. C’est lent, mais ça vaut le coup !

Si votre chute est importante, brutale ou ancienne, une consultation médicale reste indispensable pour en identifier la cause précise : stress, carence en fer, problème thyroïdien, origine hormonale, etc.

🗣️ Ils ont testé :

« J’ai commencé par la recette simple, puis je suis passée à la version romarin-vinaigre au bout de trois semaines. En un mois, mes cheveux étaient moins gras entre les lavages et avaient retrouvé de la brillance. J’ai eu la patience d’attendre et ça en valait vraiment la peine ! »
– Nathalie, Lyon

Questions fréquentes sur la lotion capillaire à l’ortie

Ortie fraîche ou séchée : est-ce que ça change vraiment les résultats ?

Pour une utilisation capillaire régulière tout au long de l’année, les résultats sont comparables. Les feuilles séchées ont simplement l’avantage d’être disponibles en permanence avec un dosage constant, c’est pour ça que c’est mon choix de référence pour une routine sérieuse.

La lotion convient-elle à tous les types de cheveux ?

Les recettes 1 et 2 conviennent à tous les profils, y compris les cheveux colorés. La recette 3 est à éviter sur les cheveux très secs, cassants ou les cuirs chevelus sensibles. Si vos cheveux sont chimiquement traités ou très fragilisés, commencez par la recette 1 pendant deux à trois semaines avant de tester la version vinaigre de cidre. Laissez votre cuir chevelu s’habituer progressivement.

Comment conserver la lotion capillaire maison ?

Les recettes 1 et 2 se conservent uniquement au réfrigérateur, entre 5 et 10 jours. Dès que la lotion se trouble ou développe une odeur inhabituelle, jetez-la sans hésiter. Le macérat alcoolisé (recette 3) se conserve lui 3 à 6 mois dans un flacon teinté hermétique, à l’abri de la lumière et de la chaleur.

Peut-on associer la lotion à une cure interne d’ortie ?

Oui, et c’est même ce que je recommande pour les personnes dont la fragilité capillaire est liée à une déminéralisation générale. L’usage topique agit directement sur le cuir chevelu et la tisane apporte les minéraux par voie systémique, via la circulation sanguine. Les deux approches sont complémentaires. Pour tout savoir sur la préparation et les bienfaits de la tisane, consultez notre article dédié : tisane de feuilles d’ortie – recette et bienfaits.

Y a-t-il des risques ou des contre-indications ?

En usage topique, l’ortie est très bien tolérée. La recette alcoolisée est contre-indiquée sur les cuirs chevelus « blessés » (plaies ouvertes, eczéma actif, psoriasis en poussée). Évitez tout contact avec les yeux. C’est à peu près tout, c’est une plante bien tolérée dans l’immense majorité des cas.

Si vous voulez explorer d’autres plantes capillaires, notre article sur l’utilisation du fenugrec pour les cheveux est une bonne lecture complémentaire, particulièrement pour les cheveux secs et fragilisés.

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