Le curcuma est-il un anti-inflammatoire ?


le curcuma aux vertus anti-inflammatoires


De son nom scientifique Curcuma longa, aussi appelée safran du pauvre ou épice de longue vie, le curcuma en poudre est une épice qui entre dans la composition du curry, issue du rhizome d’une grande herbe vivace de la famille des Zingibéracées. Elle possède de multiples vertus pour la santé, mais principalement des supposées vertus anti-inflammatoires, grâce à son principe actif : la curcumine !

Voyons ensemble si le curcuma est vraiment un anti-inflammatoire à la hauteur de sa réputation, et comment l’employer pour profiter de ses bienfaits.

La composition du rhizome de curcuma

La partie employée en phytothérapie est le rhizome de la plante, la partie souterraine du curcuma, une sorte de racine de couleur orangée. Parmi sa composition, on retrouve :

  • Huiles essentielles (de 0,3 % à 5 %) : des cétones sesquiterpéniques, zingibérène, phellandrène, sabinène, cinéole, bornéol, etc.
  • Curcuminoïdes (de 3 % à 6 %) : les pigments polyphénoliques jaunes de la plante, c’est le principe actif principale du curcuma, aussi connu sous le nom de diarylheptanoïdes. Ils incluent curcumine (diféruloylméthane), desmethoxycurcumine, bisdesmethoxycurcumine et dihydrocurcumine.
  • Polysaccharides.
  • Mucilages.
  • Stéroïdes : campestérol (aux propriétés anti-inflammatoires), stigmastérol, etc.
  • Monoterpènes : cinéole, camphène, terpinène, etc.
  • Phénylpropanoïdes : acide caféique, acide p-cumarique, 4-hydroxy cinnamoylméthane.
  • En vrac : lignanes, benzénoïdes, carbohydrates, alcaloïdes, etc.

Les propriétés anti-inflammatoires du curcuma

Comment agit le curcuma ?

Répondons tout de suite à la question : est-ce que le curcuma est-il un anti-inflammatoire naturel puissant ? Oui. C’est même une des cinq plantes les plus antioxydantes au monde.

Nul besoin de garder le suspens, parmi tous les bienfaits du curcuma, la propriété la plus importante de l’épice jaune est sa capacité à diminuer l’inflammation, c’est ce qui fait que le curcuma est consommé comme remède naturel majeur depuis la nuit des temps.

L’avantage du curcuma est d’être ce qu’on appelle un « anti-inflammatoire systémique », c’est-à-dire qu’il agit dans le système dans son ensemble, soit dans tout l’organisme, pour calmer l’inflammation.

En effet, il permet de réduire l’inflammation, quelle qu’elle soit, et où qu’elle soit, grâce à certains de ses constituants ayant la capacité à aller dans les endroits où peu de substances parviennent à pénétrer. Par exemple, la curcumine peut pénétrer l’environnement cérébral, protégé par une barrière hémato-encéphalique quasiment imperméable, ne laissant passer que très peu de substances.

Quelques études sur le sujet

Des études menées sur les curcuminoïdes de l’épice, ont montré que la curcumine possède un effet anti-inflammatoire proche des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) et de la cortisone, agissant sur la douleur, les médiateurs de l’inflammation et sur les raideurs articulaires matinales, le tout sans effets secondaires indésirables comme l’irritation du tube digestif. En effet, la curcumine agirait en inhibant un enzyme responsable de la synthèse des prostaglandines inflammatoires.

Des études comparatives ont permis de montrer que 1200 mg de curcumine par jour est aussi efficace que la phénylbutazone, un traitement de l’arthrite rhumatoïde. Dans un autre étude, 2 g de curcuma par jour pendant 6 semaines ont eu des effets comparables à 800 mg d’ibuprofène par jour chez les patients souffrant d’arthrose.

Des essais in vitro et sur des animaux ont donné de très bons résultats pour le traitement de la colite ulcéreuse, de l’arthrite rhumatoïde et de la pancréatite. Quelques études chez l’humain sont en cours et donnent déjà des résultats positifs très encourageants.

De nombreuses études visant à étudier l’action du curcuma sur les inflammations des intestins, particulièrement la colite ulcéreuse, a montré que 1 g de curcumine 2 fois par jour, associé au traitement habituel, soit de la sulfasalazine ou mézalamine, a significativement fait baisser le nombre de crises aiguës et les manifestations cliniques de la maladie pendant les 6 mois de l’étude. Un essai préliminaire sur la maladie de Crohn a montré les mêmes effets positifs.

Les autres bienfaits du curcuma

Les vertus anti-inflammatoires du curcuma n’agissent pas seules, mais en synergie avec les nombreux bienfaits du curcuma qui apportent tant de bénéfice à l’organisme, citons en vrac (liste non-exhaustive) :

  • Antioxydant majeur : antioxydant systémique, qui protège l’ensemble de nos cellules contre les agressions des radicaux libres.
  • Action protectrice contre les radiations
  • Anti-tumoral
  • etc.

Qu’est-ce que les effets anti-inflammatoires du curcuma peuvent soulager ?

L’action anti-inflammatoire couplée avec l’action antioxydante de la curcumine, permet au curcuma d’avoir une action bénéfique sur des maladies dégénératives, et en fait une plante majeure pour ces maux :

  • Maladies inflammatoires chroniques
  • Inflammations aiguës
  • Maladies cardiovasculaires : Angine de poitrine, Athérosclérose, infarctus, etc.
  • Maladies neurodégénératives : maladie d’Alzheimer, Parkinson, Huntington, etc.
  • Cancer (voir le curcuma contre le cancer)
  • etc.

Que ce soient des maladies auto-inflammatoires, auto-immunes systémiques et localisées, ou des affections inflammatoires d’origine indéterminée, une consommation régulière de curcuma permet de soulager les symptômes et douleurs associées à l’inflammation.

Un point commun à l’apparition de ces maladies est l’association d’un déficit en antioxydants dans l’organisme et une inflammation de bas grade, ou bas niveau, faisant des dommages invisibles pendant toute une durée jusqu’à ce que le mal sorte.

Parmi les inflammations courantes, le curcuma aura une action sur :

  • Les inflammations articulaires, musculaires ou tendineuses (voir le curcuma contre l’arthrose) : arthrose, polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, tendinites, lumbago, etc.
  • Les inflammations nerveuses : inflammations de la couche de myéline, comme dans la sclérose en plaques.
  • Les inflammations des muqueuses digestives : bouche (aphtose chronique), œsophage (œsophagite), estomac et duodénum (ulcère gastrique ou duodénal), intestin (colite ulcéreuse, maladie de Crohn, Recto-colite).
  • Les inflammations cérébrales : pertes des capacités cognitives, maladie d’Alzheimer.
  • Les inflammations cutanées : eczéma, psoriasis, mycoses, abcès, folliculite, furoncle, etc.
  • Les autres inflammations : péricardite (inflammation de la membrane qui enveloppe le coeur), endométriose, diabète, etc.

Sans guérir ses maux qui peuvent s’avérer très graves, le curcuma peut au moins permettre d’accompagner, de soulager,

Comment consommer le curcuma ?

Conseils généraux

Pour l’action anti-inflammatoire, on vise souvent les curcuminoïdes, une famille de composants actifs du curcuma, dont la curcumine fait partie, de puissants anti-inflammatoires.

C’est tout à fait juste, mais ce serait oublier la notion de totum. Il s’agit de l’ensemble des constituants de la plante, soit plusieurs centaines pour le curcuma. Arrive alors la notion de synergie : « Le tout est plus grand que la somme des parties », principe fondamental énoncé par Ibn Sïna (Avicenne), ou encore 1+1 > 2.

En gros, la consommation du curcuma dans son ensemble est meilleure que la consommation de curcumine « pure », car la curcumine entre en interaction avec les autres composants de la plante. D’ailleurs, les experts en médecine ayurvédique indienne conseillent d’utiliser la forme simple du curcuma, celle employée depuis des millénaires et qui a fait ses preuves.

Sous quelle forme du coup ?

Il existe deux grands cas de figure :

  • La prévention
  • La lutte contre l’inflammation aiguë

Selon le cas de figure où vous vous trouvez, il faudra privilégier :

  • Prévention : la poudre de curcuma ou le rhizome frais
  • Inflammation aiguë : la poudre de curcuma et les produits standardisés et concentrés à 95 % de curcuminoïdes, efficaces, mais très chers.

Mon conseil : utilisez le curcuma en poudre, mais de qualité, c’est-à-dire avec un taux de curcumine supérieur à 4%, comme la poudre de curcuma que nous vendons sur l’ile aux épices. Elle est moins chère que les autres produits, et complète (voir paragraphe précédent sur la notion de totum).

Sur l’Ile aux épices, nous avons sélectionné pour vous la meilleure qualité de curcuma longa, avec un taux de curcumine supérieure à 4%, en poudre ou racine, cela au meilleur prix :

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Comment prendre la poudre de curcuma ?

L’usage du curcuma en poudre peut se faire sous de nombreuses formes, que nous avons détaillé dans notre article sur comment employer le curcuma, avec différents usages, conseils et astuces.

Pour résumer : que ce soit en cuisine, en infusion, avec du miel, il est important d’ajouter du poivre ou un corps gras (huile, beurre, etc.) afin d’augmenter la biodisponibilité du curcuma, c’est-à-dire l’absorption des curcuminoïdes au travers de la muqueuse intestinale. La seule exception : les inflammations intestinales, où on préfère alors garder le curcuma dans les intestins, et où le poivre pourrait aggraver l’inflammation.

Pour le dosage curcuma et poivre, utilisez le dosage 9:1, soit 9 doses de curcuma pour une dose de poivre. Il est possible de rajouter une autre épice anti-inflammatoire, comme le gingembre ou la cannelle, dans ce cas, utilisez le dosage 9:5:1, soit 9 doses de curcuma, 5 de l’autre épice, et 1 de poivre.

Si toutefois la saveur du curcuma vous dérange, vous pouvez mettre votre poudre dans des gélules neutres disponibles dans les pharmacies et para-pharmacies.

NB : le curcuma peut s’employer par voie externe contre les inflammations de la peau par exemple, il est alors généralement appliqué en cataplasme.

Quelle posologie ?

Il n’existe pas de posologie exacte définie, mais voici les conseils généralement donnés en médecine ayurvédique :

  • En prévention : pas de dosage précis, il faut consommer le curcuma régulièrement.
  • Inflammation aiguë : 1 cuillère à café bombée de poudre de curcuma (environ 4 g), 2 à 3 fois par jour, soit une dose journalière entre 10 et 12 g. Pour le mélange 9:5:1, 8 à 10 g par jour sont généralement conseillés.

La durée de la cure est très variable, généralement jusqu’à ce que l’inflammation se calme, mais on peut, à haute dose, faire une cure de curcuma assez longue, jusqu’à 3 mois, suivie d’une pause.

Précaution avant de prendre du curcuma

Comme tous les produits naturels, il convient de prendre des précautions et de consulter les contre-indications du curcuma, car il existe des cas où il ne faut pas consommer du curcuma, ou sous surveillance.

Il n’existe pas vraiment de surdosage de curcuma, même à haute dose, il n’est pas toxique. Cependant, même s’il n’y a pas d’études catégoriques à ce sujet, il convient de prendre des précautions dans les cas suivants :

Le curcuma pourrait avoir une interaction avec certains médicaments. Il pourrait accroître l’effet des anticoagulants, de traitements antidiabétiques, ou de traitements antiacides.

Le curcuma est à consommer avec prudence en cas de troubles de la vésicule biliaire. Il est souvent déconseillé, toujours par principe de précaution, de trop consommer de curcuma pour les femmes enceintes et qui allaitent.

Résumé
Le curcuma est-il un anti-inflammatoire ?
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Le curcuma est-il un anti-inflammatoire ?
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Pourquoi et comment utiliser le curcuma pour profiter des ses effets anti-inflammatoires ?
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