Le curcuma contre le cancer


le curcuma pour le cancer


De son nom scientifique Curcuma longa, aussi appelée safran indien ou épice de longue vie, le curcuma est une épice aux multiples vertus pour la santé, et on en parle beaucoup pour ses effets sur les cancers. On aborde un sujet grave et sérieux, c’est pourquoi je n’aborderai que ce que dit la science occidentale et très peu la médecine alternative (que je ne désapprouve pas, mais je ne veux froisser personne).

Cet article ne remplace pas, bien entendu, la consultation et l’avis d’un médecin qui est primordial si vous souffrez d’un cancer. Les remèdes de cet article sont à titre indicatif, ne remplacent aucun avis d’un médecin, et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de l’auteur.

Avant-propos :

Les lecteurs de L’ile aux épices le savent, je ne tiens pas dans mon coeur les industries pharmaceutiques, l’Organisation Mondial pour la Santé (OMS), ainsi que la fondation ARC pour la recherche contre le cancer, et tous les acteurs tournant autour de cette maladie.

Les conflits d’intérêts sont bien trop importants pour que tout soit clair : une entreprise censée soigner les gens, gagne plus d’argent quand les gens sont malades, suis-je le seul à voir le problème ?

Les scandales médicaux au sujet de ces acteurs sont nombreux, facilement consultables (faites vos recherches), mais ne sont pas le sujet de cette page. Cependant, il me semblait honnête de vous donner mon opinion générale pour que vous puissiez juger mon article en toute objectivité, mais aussi voir les efforts considérables que j’ai fait pour être le plus impartial possible.

Le curcuma comme remède ?

Le curcuma (Curcuma longa) est une épice riche en polyphénols non-flavonoïdes, des curcuminoïdes, contenus dans la curcumine. C’est elle qui donne la couleur jaune au rhizome, ainsi qu’une bonne partie des bienfaits pour la santé du curcuma : anti-inflammatoires, antioxydants, anticancers, anti-infectieux, hepato-protecteurs et cardio-protecteurs.

Selon des données épidémiologiques, le nombre de gens touchés par les cancers les plus courants, cancer du côlon, du sein, de la prostate et du poumon, est moins élevé dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma que partout ailleurs dans le monde.

En effet, en Inde, il y aurait moins de cas de cancer par 100 000 habitants que dans la plupart des pays du monde. La fréquence des quatre cancers les plus répandus en Occident, c’est-à-dire le cancer du côlon, du sein, de la prostate, du poumon, est dix fois plus faible. Le cancer de la prostate y est même très rare. D’après certaines études, ce serait dû à une consommation régulière et conséquente de curcuma.

On retrouve le curcuma dans les médecines traditionnelles chinoise et ayurvédique Indienne, comme remède naturel, et cela, depuis des milliers d’années. Elle est particulièrement connue et reconnue pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, et comme l’inflammation est un facteur majeur dans l’apparition de nombreuses maladies chroniques, le curcuma est un allié pour les prévenir. De plus, son action antioxydante permet de lutter contre l’action des radicaux libre entrainant un vieillissement prématuré des cellules, et donc des maladies qui en résultent, dont font partie les cancers.

Il a été démontré que la curcumine influence l’expression de plus de 700 gènes, ce qui pourrait expliquer en partie ses nombreux bienfaits sur la santé.

Les recherches scientifiques occidentales sur le curcuma et le cancer :

De très nombreuses études sont menées sur le curcuma pour évaluer son action dans la lutte contre le cancer, principalement sur des rongeurs. En effet, les essais cliniques réalisés sur des humains, alors que très prometteurs, sont plutôt rares.

Parmi tous les nutriments, c’est le curcuma qui fait l’objet du plus grand nombre d’articles scientifiques sur ses vertus anti-cancers.

Études générales sur l’action préventive

De nombreuses études ont été menées sur des animaux qui ont été exposés à des substances carcinogènes. Ceux ayant consommé de la curcumine ont été moins touchés par plusieurs cancers : cancer du poumon, du côlon, de l’estomac, du foie, de la peau, du sein, de l’oesophage, lymphomes et leucémie.

Des essais cliniques ont été menés, avec des résultats prometteurs. De manière générale, une tendance ressort : la consommation de curcuma pourrait être associée à une baisse du risque d’apparition de cancer.

Dans une étude menée sur des patients à risque, atteints de lésions précancéreuses, on a vu qu’une prise de 1 g à 8 g de curcumine par jour pendant 3 mois a permis de faire régresser les lésions.

Une autre étude sur les polypes intestinaux, a montré que 1.5 g de curcumine par jour, associée à 20 mg de quercétine, a permis de réduire la taille et le nombre de polypes intestinaux sur des patients atteints de polypose familiale.

Études générales sur l’action curative

Il existe peu de résultats sur les essais cliniques menés actuellement, mais ils sont encourageants.

Parmi le peu de résultat que nous avons, une étude a montré que 8 g de curcumine a permis, dans certains cas, de stabiliser l’évolution du cancer du pancréas et de cancer colorectal.

Ces études ont mis en évidence que la faible biodisponibilité de la curcumine, peu absorbée par les intestins et rapidement éliminée par le foie, c’est pourquoi de nombreux essais cliniques se focalisent sur les cancers du tube digestif où les quantités de curcumine restent élevées, car ne passant pas la barrière intestinale.

Le curcuma associé aux traitements du cancer

Il existe plusieurs traitements administrés à un patient atteint d’un cancer, et ces traitements entraînent un grand nombre d’effets secondaires indésirables.

La radiothérapie et la chimiothérapie, combinées à une consommation de curcuma, favoriseraient une mort cellulaire plus importante, tout en réduisant la formation de métastases. De plus, le fait de consommer du curcuma permettrait de réduire la toxicité des traitements, notamment les dégâts cutanés provoqués par la radiothérapie durant un cancer du sein.

Des études ont montré que prendre du curcuma à bonne biodisponibilité entraîne un effet positif sur la qualité de vie générale des patients atteints de cancers, sous traitement par radiothérapie et chimiothérapie.

Le curcuma a montré une amélioration de l’efficacité de traitement chimiothérapies, spécifiquement à base de metothrexate (Emthexate®, Ledertrexate®, Metoject®, Metothrexate®), à base de docetaxel (Docetaxel®, Taxotere®, Tevadocel®), et à base de gemcitabine.

Il faut préciser que d’après certaines études, le curcuma a eu des effets négatifs sur certains traitements du cancer en réduisant l’effet de certaines chimiothérapies.

Cela a été le cas pour le cyclophosphamide (Endoxan®), pour les épipodophyllotoxines (Celltop®, Eposin®, Vepesid.®), ainsi que pour les traitements contre le cancer du sein à base de camptothécines. Des études complémentaires sont nécessaires pour vérifier cette intéraction entre le curcuma et la chimio.

Études sur la tumeur du cerveau

Une étude de 2011 a été publiée dans le Journal of Nutritional Biochemistry. Les chercheurs ont formé deux groupes de souris atteints de glioblastome, un type mortel de cancer du cerveau. Le premier avait une supplémentation en curcumine, l’autre non.

Résultat : les chercheurs ont observé une réduction de la taille de la tumeur chez 81 % des souris sous curcumine, sans aucun effet secondaire. De plus, la curcumine n’affectait que les cellules cancéreuses et non les cellules saines.

Les scientifiques ont déclaré : « en résumé, les données présentées ici suggèrent que la curcumine est un agent potentiel pour les thérapies des glioblastomes. »

Études sur le cancer du sein

Une étude publiée en 2008 dans la revue scientifique Cancer Prevention Research a montré l’action inhibante de la curcumine sur la motilité des cellules du cancer du sein, et donc sur leur propagation.

La curcumine a eu en effet une action inhibante sur le fonctionnement du alpha-6-bêta-4 intégrine, qui est associé au développement du cancer en contribuant à la résistance des cellules à l’apoptose, c’est-à-dire la mort cellulaire programmée des cellules cancéreuses, et aux métastases.

Une autre étude a montré qu’un mélange de curcumine et de pipérine permettrait de limiter la croissance des cellules-souches du cancer du sein, les plus difficiles à éliminer avec les traitements conventionnels.

Études sur le cancer du côlon

Une étude a été menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Saint-Louis aux États-Unis, dans le but d’étudier l’action de la combinaison de la curcumine du curcuma, et de la silymarine du Chardon-Marie, sur le cancer du côlon.

Les résultats, publiés dans la revue médicale Journal of Cancer révèle, ont montré que l’association a permis l’arrêt de la prolifération des cellules cancéreuses, leur propagation, et a permis même l’augmentation de leur élimination.

Dans une étude de 2014 menée à l’Université Ludwig Maximilian de Munich, la curcumine avait déjà montré un effet préventif, prévenant les métastases des cellules cancéreuses dans le cancer du côlon tout en soutenant l’efficacité des chimiothérapies.

Études sur le cancer du pancréas et du poumon

Deux études similaires sur l’effet de la curcumine sur le cancer du pancréas et du poumon, menées en 2009 et publiées dans la revue scientifique Molecular Pharmacology, ont observé que la curcumine inhibe la croissance des cellules cancéreuses du pancréas et du poumon, favorise leur mort, et accroît la sensibilité des cellules à la chimiothérapie.

Études sur les cellules-souches du cancer

Un test in vivo a été mené par les chercheurs du centre de cancérologie de l’université du Michigan aux États-Unis, en mettant de la curcumine + pipérine dans une culture de cellules cancéreuses. Résultat : le nombre de cellules souches a été réduit alors que les cellules normales sont épargnées.

Une des théories qui explique que le cancer puisse récidiver, malgré un traitement en apparence efficace, sont ces cellules souches, qui ne sont pas éliminées par les chimiothérapies conventionnelles.

Même si toutes les cellules cancéreuses ont été éliminées, il suffirait de quelques cellules souches du cancer pour former à nouveau des colonies de nouvelles cellules cancéreuses.

Des études sont menées dans le laboratoire de l’Université du Michigan, sur l’effet de la curcumine et de la pipérine sur le cancer du sein. Une des dernières études a montré la concentration du mélange curcumine + pipérine obtenue par l’alimentation est capable de faire disparaître les cellules souches du cancer du sein, sans effets néfastes pour les cellules normales.

Le docteur Kakarala affirme : « Cette étude montre que ces composés ne sont pas toxiques pour le tissu normal du sein. […] Les femmes qui sont à haut risque pour un cancer du sein aujourd’hui peuvent choisir de prendre un médicament comme le tamoxifene ou le raloxifene pour la prévention, mais la plupart des femmes ne les prennent pas parce que leurs effets secondaires sont trop importants. L’idée qu’un composé alimentaire puisse aider est attirante, et la curcumine et la pipérine semblent avoir une toxicité très faible. »

Autre avantage du curcuma sur ces médicaments préventifs, c’est son action sur toutes les cellules souches de tous les cancers, alors que les traitements préventifs n’agissent que sur les cancers sensibles aux estrogènes.

Comment agit le curcuma contre le cancer ?

D’après les études, il semble que la curcumine contenue dans le curcuma, agit contre les cellules cancéreuses de 7 manières, il :

  • Inhibe la prolifération des cellules des tumeurs
  • Inhibe la synthèse d’une protéine considérée comme essentielle pour la formation des tumeurs
  • Favorise la fabrication d’enzymes qui aident le corps à se débarrasser des cellules cancéreuses
  • Diminue l’inflammation
  • Aide l’organisme à détruire les cellules mutantes et à les empêcher de se répandre
  • Inhibe la transformation de cellules normales en cellules de cancéreuses
  • Empêche le développement des vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur

Certains chercheurs ont émis l’hypothèse que la curcumine soit un inhibiteur du protéasome, un ensemble de protéines qui détruisent les protéines usagées ou inutiles des cellules. Des inhibiteurs du protéasome sont déjà utilisés pour le traitement du cancer : bortézomib, ixazomib et carfilzomib.

Dans un article paru dans Pnas, des chercheurs de l’université de Californie à San Diego, en collaboration avec des chercheurs chinois, décrivent comment la curcumine se lie à un enzyme appelé DYRK2, ce qui affecte le fonctionnement du protéasome, et donc réduit la progression du cancer.

Jack Dixon, professeur à l’université, a expliqué dans un communiqué : « Nos résultats révèlent un rôle inattendu de la curcumine dans l’inhibition du complexe DYRK2-protéasome. […] Notre objectif principal est de développer un composé chimique qui peut cibler DYRK2 chez les patients atteints de ces cancers (le cancer du sein triple négatif et le myélome multiple) ».

Des études ont montré qu’en plus, la curcumine agit en synergie avec un autre inhibiteur du protéasome, le carfilzomib. Ainsi, cette association favorise l’apoptose des cellules cancéreuses (la mort programmée de la cellule) et entraîne une mort des cellules cancéreuses plus élevée, sans affecter les cellules saines.

Quel curcuma choisir ?

En effet, il existe de nombreuses formes de curcuma, et de nombreuses différences entre chaque, nous avons écrit un article expliquant comment bien choisir son curcuma, afin d’acheter le bon curcuma correspondant à vos besoins. Pour résumer, on peut prendre le curcuma dans sa forme d’origine (en racine ou poudre), ou alors des produits transformés à base de curcuma.

Dans le cadre de l’aide à la lutte contre le cancer, votre choix se portera sur, soit :

  • Un complément alimentaire extrait de curcuma : choisissez un complément alimentaire à 100 % de curcumine, contenant au moins 95 % de curcuminoïdes, sans aucun additif ni excipient, avec une garantie du fabricant sur la qualité de la chaîne de production : lieu et mode de culture, récolte, production et conditionnement du produit final.
  • Une poudre de curcuma de qualité : choisissez une poudre riche en curcumine, avec une bonne qualité de chaîne de production : lieu et mode de culture, récolte, production et conditionnement du produit final.

Sur l’Ile aux épices, nous avons sélectionné pour vous la meilleure qualité de curcuma, en poudre ou racine, cela au meilleur prix :

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Conseils pour l’usage de curcumine extrait de curcuma

D’après les naturopathes, une posologie anticancer typique peut atteindre 3 g d’un bon extrait biodisponible de curcumine, entre 3 et 4 fois par jour.

Pour être efficace, il faut consommer de hautes doses de curcumine, car elle est peu biodisponible, c’est-à-dire qu’elle n’est pas bien absorbée par l’organisme, ou alors consommer une curcumine associée à un ingrédient augmentant la biodisponibilité, comme la pipérine du poivre, ou encore un lipide comme l’huile de noix de coco.

Deux astuces pour augmenter la biodisponibilité de la curcumine :

Micro-émulsion de curcuma

Ingrédients :

  • 1 cuillère à soupe de curcumine en poudre
  • 1 jaune d’oeuf
  • 1 cuillère à café d’huile de coco fondue

Préparation :

  • Faites fondre l’huile de coco si elle est solide, puis mélangez tous les ingrédients.
  • À l’aide d’un mixeur, mixez le mélange pour émulsifier.

Solution de curcumine

Ingrédients :

  • 1 cuillère à soupe de curcumine en poudre
  • 12,5 cl d’eau

Préparation :

  1. Faites bouillir l’eau.
  2. Quand elle est bien à ébullition, mettez la curcumine et laissez bouillir pendant 10 min.
  3. Laissez refroidir et c’est prêt.

Ainsi, vous créez une solution titrée à 12 % de curcumine biodisponible. Attention, la concentration en curcumine va diminuer progressivement, au bout de 6 h, la concentration aura diminué de moitié, donc buvez-la rapidement.

Comment faut-il prendre le curcuma en poudre pour le cancer ?

Ceci n’est pas une posologie, mais une information à titre indicatif qui ne remplace pas la consultation d’un médecin qu’il faut impérativement consulter.

Avec le peu d’informations sur ce sujet, et parce que nous ne disposons pas de recherches qui confirment si ces protocoles sont valables pour toutes les formes de cancer, nous ne pouvons que faire des suppositions sur la posologie, en nous basant sur des médecines alternatives. De toute façon, le curcuma n’est qu’une épice et non un médicament, nous listons les différents usages du curcuma dans un article dédié.

Dans les préparations suivantes, vous remarquerez l’association du poivre noir (piper nigrum) avec le curcuma.

Pourquoi associer le curcuma au poivre noir ?

Comme nous l’avons mentionné, l’inconvénient du curcuma est sa faible biodisponibilité, cela signifie que si on veut se soigner avec, il faut en consommer de grandes quantités !

En associant le curcuma longa avec du poivre noir, la curcumine est mieux assimilée par l’organisme. La pipérine interagit avec la curcumine, et les propriétés du curcuma sont multipliées, certains disent par 1000. C’est la raison pour laquelle, dans la tradition indienne, le curcuma est principalement utilisé dans des mélanges avec d’autres épices et toujours du poivre.

Je dis souvent que la pipérine active la curcumine. De plus, il est conseillé d’associer le curcuma et le poivre à un peu de matière grasse, cette dernière permettant aussi à l’épice d’être mieux assimilée par l’organisme.

Le curcuma est liposoluble, en le mélangeant à de la matière grasse, on augmente sa biodisponibilité.

Dans quelles proportions associer le poivre avec le curcuma ?

Je conseille généralement un rapport de 1 à 9 : 1 dose de poivre pour 9 doses de curcuma.

Il faut préciser ici que selon l’effet désiré, il est possible, même conseillé, d’ajouter d’autres épices à ce mélange. Dans ce cas, j’ai lu une méthode qui me plaît bien, c’est le dosage 9-5-1 : 9 doses de curcuma, 5 doses d’une autre épice et 1 dose de poivre.

Par exemple, la cannelle pour ses bienfaits sur le diabète : 9 doses de curcuma, 5 de cannelle et 1 de poivre. Le gingembre pour ses bienfaits anti-inflammatoires : 9 doses de curcuma, 5 doses de gingembre et 1 de poivre.

Mélangez bien les épices avant de les consommer, cela en sera d’autant plus efficace.

Utilisation en cuisine

Ajoutez 2 à 3 g de curcuma en poudre par jour et par personne dans vos préparations culinaires. Cela correspond à une cuillère à café par personne. Cette quantité correspond à environ 200 mg de curcuminoïdes.

Associez la poudre de rhizome à quelques pincées de poivre et si possible un peu de matière grasse : huile d’olive, beurre, etc.

Pour soulager les inflammations, on considère qu’il faut prendre l’équivalent de 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, 3 fois par jour, ce qui correspond à 3 fois la prise énoncée.

En infusion

Infusion. Infuser de 1 à 2 g de poudre de curcuma avec 3 ou 4 grains de poivre noir dans 150 ml d’eau bouillante durant 10 à 15 minutes. Boire 2 tasses par jour.

Vous pouvez aussi faire bouillir une racine de curcuma pendant 3 min, puis laisser infuser la décoction 10 min. Boire 2 ou 3 tasses par jour. Misez aussi sur l’association curcuma et citron, une association bénéfique.

Pour soulager les inflammations, on considère qu’il faut prendre l’équivalent de 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, 3 fois par jour, ce qui correspond à au moins 3 g de curcuma, 3 fois par jour.

En boisson

Une bonne manière de profiter des bienfaits du curcuma est de boire du golden milk ayurvédique, cette boisson au lait de coco, huile de coco, au curcuma et au poivre, est un concentré de bienfaits.

Cette boisson permet une meilleure biodisponibilité du curcuma, car l’épice est associée à du poivre et à un corps gras.

Le miel au curcuma

Un remède naturel utilisé en Asie depuis la nuit des temps, il commence à arriver en Occident grâce au développement des médecines douces : c’est le miel au curcuma ou miel d’or !

C’est une véritable panacée, on s’en sert en prévention en mangeant une cuillère à café tous les matins à jeun, ou de manière curative comme expliqué dans notre article dédié à ce miel épicé.

La curcumine « pure » et autres produits de parapharmacie

Si vous souhaitez consommer et faire une cure de curcumine pure, ou de tout autre produit de para-pharmacie à base de curcuma, il faut prendre conseil auprès de votre pharmacien, ou de la personne qui vous a vendu ce produit. La posologie et tous les conseils nécessaires sont censés être renseignés sur l’emballage.

Des contre-indications

Dans tous les cas, consultez toujours l’avis de votre médecin avant de vous lancer dans n’importe quelle cure que ce soit.

Comme tout produit, le curcuma possède son lot de contre-indications et d’effets secondaires, nous les avons listés dans notre article sur les effets néfastes liés au curcuma.

Cependant, il existe des dangers à consommer du curcuma directement liés au cancer et à ses traitements.

La prise de curcuma est à envisager avec prudence, ou sous les conseils d’un médecin, si elle est associée à certains traitements : radiothérapie, analogues du platine, anthracyclines et certains antibiotiques antitumoraux (Bléomycine et Mitomycine). Le minimum est d’éviter la prise de curcuma les jours du traitement, ainsi que les deux jours qui le précédent et le suivent.

Comme nous l’avons vu, par précaution, le curcuma est contre-indiqué en cas de traitement à base de cyclophosphamide (Endoxan), de doxorubicine (Adriblastina®, Caelyx®, Doxorubicine®, Myocet®), des camptothécines (Campto ®, Irinosin ®, Irinotecan®, etc.), et de doxorubicine (Adriblastina®, Caelyx®, Doxorubicine®, Myocet®).

Quelques conclusions et réflexions :

Le curcuma est-il le remède miracle contre le cancer ?

Bien sûr que non. Il serait malhonnête de faire miroiter une guérison miraculeuse à des gens atteints de cette terrible maladie. La réponse non est induite par le terme miracle, le curcuma n’est qu’un aliment. En même temps, les effets sont là, mais l’analyse des rapports des études publiées et précédemment citées montre que des études approfondies sont nécessaires.

Ces études approfondies manquantes seraient tout simplement des essais cliniques sur les humains en plus grand nombre, avec le développement de protocoles spécifiques pour l’utilisation du curcuma pour soigner des patients atteints de cancer, ou pour améliorer la tolérance à la chimiothérapie.

Pourquoi y a-t-il si peu d’essais sur les humains ?

Les propos qui suivent n’engagent que moi et ne sont que réflexions personnelles.

Ce remède sain, naturel, et efficace si on en croit les nombreuses études menées sur le sujet, est presque toujours resté cantonné aux laboratoires sans aucune raison justifiée.

Depuis des millénaires, le curcuma est consommé comme épice avant tout et sans aucun souci pour l’homme, bien au contraire, toutes les civilisations l’ont reconnu comme remède. Il est donc assez étonnant de poursuivre maintes études en laboratoire et sur les animaux pour un produit qui n’est pas nocif, sauf dans de rares cas bien spécifiques.

Pourquoi ? Mon opinion est que les principaux coupables sont les sociétés pharmaceutiques et leur hégémonie dans le monde de la santé. Il ne faut pas réfléchir bien longtemps pour voir que la cotation en bourse de ces sociétés leur importe plus que la santé des gens.

Il n’est pas dans l’intérêt financier des sociétés pharmaceutiques d’encourager les essais sur l’homme d’une substance naturelle comme la curcumine.

Pour ceux que cela intéresse, je vous conseille les livres de Michel Dogna, ancien ingénieur chimiste, et aujourd’hui naturothérapeute, particulièrement son livre « Prenez en main votre santé », dans lequel il traite de quelques dossiers noirs de l’industrie pharmaceutique.

Et si moi, je contractais un cancer ?

Quand je parle du curcuma autour de moi, on me demande souvent « mais toi, t’as un cancer, tu fais quoi ? Tu manges des graines ? ». Légitime.

Difficile de se projeter, mais sans aucun doute, j’ajouterais le curcuma à mon quotidien (bon, c’est déjà le cas, vous me direz). Il est probable que je suivrai les recommandations des médecins, quitte à suivre une chimiothérapie ou des traitements de radiation, mais associés à une cure de curcuma, ça, c’est certain.

Pourquoi ? Parce que ça ne coûte rien ! Pas de danger, pas cher, et certainement efficace, la vraie question, c’est pourquoi s’en passer ?

9 conseils supplémentaires pour diminuer le risque de cancer

Rien, absolument rien, ne remplace un mode de vie sain, pour éviter d’être touché par le cancer.

Les sucres, féculents et aliments à index glycémiques élevés

Les aliments à indice glycémique sont les aliments qui stimulent le plus la production d’insuline, et l’insuline est une hormone qui stimule la croissance des cellules cancéreuses. Réduire leur consommation permet donc de normaliser le niveau d’insuline dans le sang, et donc de réduire drastiquement le risque d’apparition de cancer.

Réduisez donc votre consommation de sucre, de céréales, de féculents, de pommes de terre, de pain blanc, et de tous les aliments contenant une grande quantité d’amidon.

La vitamine D

De nombreuses études montrent qu’une déficience de vitamine D joue un rôle central dans le développement de cellules cancéreuses. Les résultats montrent que jusqu’à 30 % des décès par cancer pourraient être évités chaque année en optimisant les niveaux de vitamine D.

Idéalement, le niveau de vitamine D doit varier entre 50 et 70 ng/mL, et le meilleur moyen de le maintenir, c’est le soleil. En effet, l’exposition au soleil peut combler de 80 à 90 % des besoins en vitamine D, pour cela, il faut :

  • S’exposer au soleil au minimum de 10 à 15 min
  • S’exposer 2 à 3 fois par semaine
  • S’exposer au moment de la journée où les UV-B sont les plus intenses : entre 11 h et 14 h
  • S’exposer au minimum les mains, les avant-bras et le visage
  • S’exposer sans crème solaire sur la peau

Attention tout de même à ne pas aller jusqu’à brûler la peau, car les effets néfastes seraient alors supérieurs aux bénéfices. Ces conseils varient beaucoup en fonction de la couleur de la peau, une peau blanche nécessitera une exposition moins longue et moins intense qu’une peau mâte.

Dans les pays et régions à faible niveau d’ensoleillement, l’utilisation de complément oral est souvent nécessaire.

L’exercice physique

Pratiquer une activité physique régulière permet en effet de fortement réduire le risque de cancer. Cela s’explique de nombreuses manières différentes, mais principalement car le sport réduit les niveaux d’insuline et normalise les hormones anabolisantes.

Des études ont montré que des femmes pratiquant une activité physique voient le risque d’apparition du cancer du sein diminuer de 20 à 30 % par rapport aux inactives.

L’exercice physique doit être fréquent, idéalement quotidien, et si possible, varié. Un des meilleures activités : la marche !

Le stress

Une diminution du stress, de l’anxiété et de toute énergie négative entraîne un bien-être propice à se tenir loin du cancer.

Des activités comme le yoga, la méditation, la prière, ou tout simplement la lecture, sont très efficaces pour cela.

Les légumes (bio)

Une alimentation riche en légumes, bio de préférence, est une alimentation à privilégier pour éviter les cancers, particulièrement les légumes colorés, les légumes verts à feuilles, et les crucifères (choux, radis, etc.).

Privilégiez des modes de cuisson doux : pochage, cuisson à la vapeur, ébullition, et évitez les barbecues, grillades et fritures.

Les toxines environnementales

Les toxines environnementales auxquelles nous sommes confrontés chaque jour sont des poisons, qui peuvent être des facteurs aggravant dans l’apparition de cancer.

Parmi eux, on retrouve la pollution bien sûr, mais aussi les pesticides (notamment dans la nourriture), les produits chimiques ménagers, les désodorisants, la pollution atmosphérique, toxines des plastiques comme le bisphénol A et tous les perturbateurs endocriniens présents dans les vêtements, cosmétiques, etc.

Certaines sont inévitables, comme la pollution, mais d’autres peuvent être évités en sélectionnant soigneusement ses produits de consommation courante.

Les acides gras oméga-3

Il semble en effet qu’une alimentation riche en Omega-3 permette le contrôle de l’inflammation et augmenterait l’efficacité du système immunitaire à combattre les cellules cancéreuses.

Le poids

Il a été démontré qu’un surpoids est en corrélation avec l’augmentation de l’apparition du cancer, donc un contrôle du poids, et notamment de la graisse abdominale est nécessaire.

Le sommeil

Un mauvais sommeil est un facteur aggravant dans les risques d’apparition des cancers. Dormir suffisamment et dans de bonnes conditions, ce n’est pas toujours facile, mais c’est pourtant indispensable.

Résumé
Le curcuma pour lutter contre le cancer
Nom article
Le curcuma pour lutter contre le cancer
Description
Une description détaillée de tout ce qui concerne le curcuma longa et le cancer.
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