Les bienfaits du gingembre pour la santé


bienfaits du gingembre pour la santé


Le gingembre est le rhizome d’une plante tropicale (Zingiber officinale) originaire d’Asie, célèbre autant en cuisine qu’en médecine traditionnelle. Utilisé depuis plus de 5 000 ans en Inde et en Chine pour ses vertus médicinales, il fait partie des remèdes naturels les plus anciens connus. Aujourd’hui, la science moderne confirme bon nombre de ses bienfaits, faisant du gingembre une épice précieuse pour notre santé.

Découvrons ensemble toutes les vertus du gingembre, ainsi que les différentes manières de l’utiliser. Vous comprendrez vite pourquoi le gingembre mérite une place de choix dans votre alimentation au quotidien !

L’article en bref

  • Des bienfaits reconnus : il est reconnu scientifiquement pour soulager les nausées (mal des transports, grossesse, post-opératoire), favoriser la digestion, exercer des effets anti-inflammatoires qui aident à apaiser les douleurs articulaires et musculaires, à aider à réguler la glycémie et à améliorer certains facteurs métaboliques (cholestérol, poids, etc.).
  • Des vertus traditionnelles : traditionnellement, il est utilisé pour ses propriétés toniques et stimulantes (contre la fatigue), carminatives (anti-ballonnements), stomachiques (facilite la digestion) et même aphrodisiaques. Il aide à lutter contre les refroidissements (rhume) en réchauffant l’organisme et en dégageant les voies respiratoires.
  • Consommation facile : vous pouvez consommer le gingembre frais, en poudre, en infusion, confit (cristallisé au sucre), en jus, etc. Chaque forme a ses atouts, mais toutes les formes sont efficaces.
  • Précautions d’usage : le gingembre est sûr pour la plupart des gens jusqu’à environ 4 g par jour de poudre (soit environ 10 à 15 g de racine fraîche). Attention si vous êtes sous traitement médicamenteux, notamment desanticoagulants ou si vous souffrez de troubles de la coagulation.

Les composés actifs du gingembre et leurs propriétés

Le gingembre doit ses propriétés à une richesse en composés bioactifs exceptionnelle. Son rhizome renferme une huile essentielle aromatique ainsi que des composés phénoliques piquants appelés gingérols, auxquels s’ajoutent leurs dérivés formés lors du séchage, les shogaols.

Ce sont ces substances qui donnent au gingembre ses effets si particuliers. Par exemple, le principal composé, le [6]-gingérol, est reconnu pour ses puissantes actions anti-inflammatoires, antioxydantes, antiémétiques (anti-nausée) et même antivirales et antitumorales, d’après de nombreuses recherches.

En séchant ou en cuisant le gingembre, une partie du gingérol se transforme en shogaol, encore plus piquant, ce qui explique que le gingembre sec ou en poudre ait un goût plus fort que le frais, mais aussi qu’il posséderait des effets anti-inflammatoires encore plus puissants. On trouve aussi dans le gingembre le zingibérène, un sesquiterpène aromatique de l’huile essentielle, et divers autres composés antioxydants, comme par exemple le zingerone formé à la cuisson.

Grâce à cette composition unique, il fait partie des aliments les plus riches en antioxydants connus. Certains antioxydants du gingembre sont d’ailleurs libérés et activés par la chaleur, ce qui rend le gingembre encore plus efficace une fois cuisiné ou infusé. Ces antioxydants aident à neutraliser les radicaux libres et protègent nos cellules du vieillissement prématuré et du stress oxydatif. Le gingembre apporte aussi des vitamines (notamment B1, B2, B3 et C) et des minéraux comme le manganèse et le cuivre, contribuant à ses effets stimulants sur le métabolisme.

C’est donc un concentré de molécules actives qui agissent toutes en synergie pour donner toutes les propriétés que l’on connaît de l’épice : anti-nauséeux, digestifs, anti-inflammatoires, etc. Découvrons maintenant en détail tous ces bienfaits du gingembre pour la santé, en commençant par l’un des plus connus : son action contre les nausées.

Les vertus médicinales du gingembre, décrites depuis l’Antiquité, ont fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques ces dernières décennies. Un examen systématique de 109 essais cliniques randomisés a confirmé que le gingembre avait des effets bénéfiques significatifs dans plusieurs domaines de la santé humaine. Voyons ces bienfaits en détails.

Anti-nausée puissant (mal des transports, grossesse, post-opératoire, etc.)

S’il y a bien un domaine où il fait l’unanimité, c’est l’efficacité du gingembre contre les nausées et les vomissements. On le surnomme d’ailleurs parfois « l’épice anti-nausée ». Cet usage traditionnel est aujourd’hui validé par de très nombreuses études.

Mal des transports

Le gingembre est l’un des meilleurs remèdes naturels contre le mal de mer, le mal de voiture ou d’avion. Des essais cliniques ont montré qu’il réduit la survenue des nausées et l’envie de vomir lors des voyages. Par exemple, vous pouvez prendre du gingembre une heure avant un trajet ce qui vous aidera à prévenir les nausées du mal des transports sans les effets secondaires des médicaments classiques.

De nombreux voyageurs confirment qu’avaler un morceau de gingembre confit ou une boisson au gingembre avant de partir les aide à mieux supporter le voyage.

Grossesse (nausées matinales)

Les femmes enceintes sujettes aux nausées et vomissements peuvent souvent trouver un soulagement efficace et naturel grâce au gingembre. « Son efficacité sur les états nauséeux n’est plus à démontrer ! Le gingembre aide à prévenir les nausées caractéristiques du mal des transports… [et] il aide à réduire les nausées, notamment les nausées matinales de début de grossesse » souligne un rapport de pharmacologie.

En effet, des études ont montré que le gingembre (environ 1 g par jour, frais ou en gélules) est aussi efficace que la vitamine B6 pour atténuer les nausées du premier trimestre de grossesse, tout en étant mieux toléré qu’un médicament placebo. L’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) reconnaît d’ailleurs le gingembre comme un remède non pharmacologique acceptable contre les nausées de grossesse.

Attention : bien que ces doses modérées de gingembre soient jugées sans danger et utiles chez la femme enceinte, il est toujours recommandé d’en parler à votre médecin, son gynécologue ou sa sage-femme avant d’en consommer régulièrement pendant votre grossesse. Une fois fait, le gingembre est une des meilleures tisanes pendant la grossesse.

Nausées liées aux traitements (chimiothérapie, post-opératoires)

Le gingembre a été testé avec grand succès pour soulager les nausées causées par la chimiothérapie anticancéreuse. Plusieurs études indiquent qu’en complément des traitements anti-émétiques, le gingembre aide à prévenir et diminuer la sévérité des nausées et vomissements chez les patients sous chimio.

Par exemple, une étude a montré qu’une petite dose quotidienne de 0,5 à 1 g de gingembre réduit l’intensité des nausées aiguës après la chimio par rapport à un placebo. Les résultats sont parfois mitigés selon les protocoles, mais globalement, le gingembre est considéré comme un adjuvant prometteur pour améliorer la qualité de vie des patients sous chimiothérapie.

De même, en période post-opératoire, le gingembre peut contribuer à réduire le vomissement post-anesthésie : des essais ont rapporté une baisse de l’incidence des nausées et vomissements post-chirurgie chez les personnes ayant reçu du gingembre avant l’opération. Attention : il est très déconseillé de prendre du gingembre avant une opération sans avis médical !

En résumé

En pratique, pour profiter de cet effet anti-nausée : vous pouvez consommer environ 1/2 à 1 cuillère à café de gingembre en poudre dans un verre d’eau, ou encore mâcher un morceau de gingembre confit, avant et pendant le voyage. En cas de nausées de grossesse, 250 mg de poudre quatre fois par jour (soit 1 g/jour) sont souvent utilisés dans les études, mais encore une fois, avec l’accord de votre médecin.

L’avantage du gingembre sur les médicaments anti-nausée classiques est l’absence d’effets secondaires, comme les effets sédatifs par exemple. D’ailleurs, de nombreuses générations de femmes enceintes et de marins l’ont adopté bien avant la science moderne !

  • Gingembre
  • Gingembre confit

Meilleure digestion, anti-ballonnements et santé gastro-intestinale

Le gingembre est un allié de notre système digestif à plus d’un titre. En Asie, on le consomme depuis toujours après un repas copieux ou en cas de maux d’estomac. La recherche a permis de comprendre comment le gingembre agit sur la digestion.

Stimulation de la digestion et vidange gastrique

Il accélère la vidange de l’estomac, c’est-à-dire le passage des aliments de l’estomac vers l’intestin. Le composé gingérol stimule la contraction musculaire du tractus gastro-intestinal (propriété prokinétique), ce qui évite que les aliments « stagnent » trop longtemps dans l’estomac. Résultat : après un repas, surtout un peu lourd, le gingembre aide à ce que l’estomac se vide plus rapidement, soulageant ainsi la sensation de lourdeur et les éventuels reflux.

Des essais chez des personnes dyspeptiques (digestion lente) ont montré qu’un supplément de gingembre accélère significativement la digestion gastrique comparé à un placebo. Cette action contribue aussi en partie à l’effet anti-nausée, un estomac se vidant bien étant moins nauséeux.

Effet carminatif (anti-ballonnements)

Il est réputé carminatif, c’est-à-dire qu’il aide à expulser les gaz intestinaux et à éviter leur formation excessive. Concrètement, consommer du gingembre peut réduire les ballonnements et flatulences en facilitant la digestion. Des médecins nutritionnistes notent que le gingembre « lutte contre la fermentation, la constipation et autres causes de ballonnements et de gaz intestinaux ». C’est une des meilleures boissons contre les ballonnements.

En stimulant la sécrétion de bile et d’enzymes digestives, il favorise une meilleure assimilation des aliments et prévient les fermentations anormales dans le côlon qui sont la source de gaz. Une infusion de gingembre après le repas ou une pincée de poudre de gingembre dans un plat un peu lourd peuvent donc vous éviter de nombreux inconforts digestifs(aérophagie, ventre gonflé, éructations…).

Anti-spasmodique et apaisant gastro-intestinal

Il a montré des propriétés antispasmodiques sur les muscles digestifs, ce qui veut dire qu’il peut apaiser les crampes d’estomac ou d’intestin. En cas de douleurs abdominales ou de coliques légères, le gingembre aide à détendre les muscles et à calmer les spasmes. Il est d’ailleurs utilisé traditionnellement contre les indigestions et les symptômes de la gastro-entérite comme les nausées, les crampes, les diarrhées, etc.

Protection de la muqueuse gastrique

Des études montrent que le gingembre pourrait contribuer à protéger l’estomac contre les ulcères. Grâce à ses antioxydants et à son effet anti-inflammatoire local, il limiterait les lésions de la paroi gastrique en cas d’excès d’acidité ou d’agression causée par des produits comme l’alcool ou les médicaments. Ce point est encore à l’étude, mais il est prometteur, et il est en phase avec l’usage asiatique du thé au gingembre pour soulager les maux d’estomac.

En résumé

On voit que le gingembre agit à tous les niveaux de la digestion : il ouvre l’appétit, puis aide l’estomac à bien travailler, facilite la progression du bol alimentaire, évite les fermentations, et soulage les éventuels maux de ventre. Voilà pourquoi il est souvent conseillé en cas de digestions difficiles, de ballonnements, de nausées, mais aussi simplement pouraméliorer le confort digestif après un repas. Une tasse de tisane de gingembre (un peu de poudre de gingembre ou quelques rondelles infusées 10 min dans de l’eau chaude) est un remède simple et efficace.

De plus, en stimulant la production de bile, le gingembre favorise la digestion des graisses et pourrait ainsi aider le foie à mieux métaboliser un repas riche. Petite précaution, attention si vous souffrez de calculs biliaires, cette stimulation biliaire, normalement bénéfique, peut être mauvaise en cas de calculs et pourrait risquer de provoquer une colique.

Propriétés anti-inflammatoires et antidouleur

Les médecines traditionnelles considèrent le gingembre comme un des meilleurs anti-inflammatoires naturels. La science moderne confirme effectivement que le gingembre possède des composés capables de moduler l’inflammation dans l’organisme. En bloquant certaines enzymes (COX-2 et 5-LOX) responsables de la synthèse de prostaglandines inflammatoires, le gingembre agit un peu à la manière d’un aspirine ou d’un ibuprofène, mais en plus doux, et sans effets indésirables.

Ses effets anti-inflammatoires se traduisent par une réduction de la douleur dans plusieurs contextes.

Soulagement des douleurs articulaires (arthrite)

Le gingembre est traditionnellement utilisé pour les rhumatismes. Des recherches cliniques ont montré qu’il peut aider dans l’arthrose et la polyarthrite rhumatoïde. Par exemple, chez des patients souffrant d’arthrose du genou, la prise quotidienne de gingembre pendant plusieurs semaines a significativement diminué la douleur et amélioré la mobilité par rapport à un placebo.

Une étude a mesuré une baisse des marqueurs de l’inflammation (comme le TNF-α et l’IL-1β) dans le liquide articulaire de personnes arthrosiques supplémentées en gingembre. Il contribue à « retrouver des articulations souples et flexibles, et à apaiser efficacement les articulations sensibles » d’après les spécialistes. C’est un des meilleurs remèdes naturels pour les douleurs articulaires.

Il ne s’agit pas d’un anti-douleur immédiat comme un médicament, mais son usage régulier peut réduire l’inflammation de fond et donc atténuer les symptômes sur le long terme. Certains patients atteints de polyarthrite ont aussi observé une amélioration de leur activité de la maladie sous gingembre, comme la diminution de certains gènes pro-inflammatoires. Ainsi, le gingembre s’impose comme un complément naturel intéressant pour l’arthrite, en association avec les traitements conventionnels.

Réduction des douleurs musculaires et récupération sportive

Grâce à ses effets anti-inflammatoires, le gingembre aide également à soulager les douleurs musculaires après un effort physique intense. Une étude a montré que la prise de 2 g de gingembre par jour pendant plusieurs jours pouvait diminuer les douleurs musculaires à la suite d’exercices physiques et favoriser la récupération de la force musculaire plus rapidement.

En clair, les courbatures semblent moins intenses chez les sportifs ayant consommé du gingembre. C’est un remède employé de longue date dans certains arts martiaux asiatiques pour accélérer la convalescence après un entraînement éprouvant ou une blessure.

Migraines et maux de tête

De manière assez étonnante, le gingembre peut aussi aider en cas de migraine. Une étude clinique comparant le gingembre au sumatriptan, un médicament antimigraineux, a rapporté que 1/8 de cuillère à café de poudre de gingembre (environ 250 mg) au tout début de la crise peut soulager la douleur migraineuse chez certains patients avec une efficacité comparable au médicament, le tout toujours sans effets indésirables.

Plus généralement, une étude plus récente de 2018 a confirmé que les patients traités au gingembre avaient une réduction significative de la sévérité de leurs migraines par rapport au groupe placebo. Le gingembre agirait en inhibant la synthèse des prostaglandines et en diminuant l’inflammation neurogénique impliquée dans la migraine.

C’est une piste naturelle intéressante si vous souffrez de maux de tête fréquents, et même si l’efficacité peut varier selon les gens, cela reste un des meilleurs remèdes naturels contre la migraine.

Douleurs menstruelles (dysménorrhée)

Les règles douloureuses touchent de nombreuses femmes, souvent soulagées par des anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme l’ibuprofène. Le gingembre est une parfaite alternative naturelle et un des meilleurs remèdes pendant les règles et en cas de syndrome prémenstruel. Des essais cliniques ont montré qu’une dose de 750 mg à 2 g de poudre de gingembre par jour, répartie sur les 2 ou 3 premiers jours des règles, permet de réduire significativement les crampes et douleurs menstruelles.

Mieux, une étude en double aveugle a comparé l’efficacité de 200 mg de gingembre en poudre contre 200 mg d’ibuprofène, toutes les 6 heures, chez 168 jeunes femmes : les résultats ont indiqué que le gingembre soulage les douleurs menstruelles avec une efficacité comparable à celle de l’ibuprofène. Après 48 h de traitement, la baisse de la douleur était similaire dans les deux groupes, ce qui est remarquable pour une simple épice ! Les auteurs concluent que le gingembre peut être recommandé comme traitement de première intention de la dysménorrhée légère à modérée, étant sûr, bon marché et bien toléré.

En pratique, il suffit de prendre 2 à 4 fois par jour 250 à 500 mg de gingembre (poudre ou infusion concentrée) dès l’apparition des symptômes, pour observer un apaisement notable des crampes, ainsi qu’une réduction des nausées associées aux règles dans certains cas.

En résumé

On peut donc considérer le gingembre comme un anti-douleur naturel modéré, mais réel. Il n’a bien sûr pas la puissance d’un opiacé pour une douleur aiguë, mais pour toutes ces douleurs inflammatoires chroniques ou ponctuelles, que ce soit l’arthrose, les courbatures, les règles, les maux de tête, il apporte un soulagement supplémentaire, et surtout sans risques majeurs ou effets secondaires !

Son effet se construit souvent sur plusieurs jours de prise régulière, et on peut l’associer sans problème à d’autres thérapies, ce qui en fait un adjuvant de choix. Pour finir ce paragraphe, ajoutons qu’en médecine ayurvédique, le gingembre est considéré comme vyaapy, c’est-à-dire capable d’aller partout dans le corps. On dit qu’il conduit les autres remèdes là où le corps en a besoin.

Action sur le métabolisme

Parmi les bienfaits plus récemment explorés du gingembre, on trouve son impact sur le métabolisme et donc son action contre le syndrome métabolique : il aide à contrôler le sucre sanguin, améliorer les graisses sanguines et potentiellement réduire le poids, tout en diminuant l’inflammation chronique, un cocktail bénéfique pour le cœur et les vaisseaux.

Effets sur la glycémie

Des recherches montrent de plus en plus que le gingembre pourrait aider à prévenir ou accompagner la prise en charge de certains troubles métaboliques comme le diabète de type 2 :

  • Plusieurs études cliniques ont évalué l’effet du gingembre chez des personnes diabétiques ou pré-diabétiques. Une méta-analyse de 2015 (portant sur 5 essais) a conclu que la consommation de gingembre abaisse significativement la glycémie à jeun et l’HbA1c (marqueur de la moyenne des sucres sur 3 mois) chez les diabétiques de type 2.
  • Une autre revue de 2018 rassemblant 10 essais cliniques a trouvé également une réduction de la glycémie à jeun, de l’insulinorésistance et une légère baisse de l’insuline circulante, surtout chez les patients dont la glycémie de départ était très élevée. Concrètement, des doses de 1 à 3 g de gingembre en poudre par jour, pendant 8 à 12 semaines, ont amélioré le contrôle glycémique de patients diabétiques par rapport au placebo. Par exemple, dans un essai de 2016, 2 g de gingembre par jour ont fait chuter la glycémie à jeun d’environ 10% et l’HbA1c de 1% supplémentaire par rapport au groupe témoin.

Ces effets sont modestes, mais non négligeables, et surtout obtenus sans hypoglycémies sévères ni complications. Le gingembre pourrait donc être un adjuvant intéressant pour aider à équilibrer la glycémie, en complément des mesures diététiques et des traitements prescrits. D’ailleurs, si vous êtes diabétique, il vous est conseillé de ne pas abuser du gingembre sans suivi médical, car il peut potentialiser l’action de vos médicaments hypoglycémiants.

Par contre, si vous n’êtes pas sous traitement, il est conseillé d’intégrer du gingembre dans votre alimentation, il ne fera pas chuter votre glycémie, mais contribuera à la maintenir stable (par son effet sur la digestion des glucides, l’insuline et l’inflammation).

Effets sur le cholestérol

Parmi ses impacts sur le métabolisme, citons ses effets sur l’excès de cholestérol et triglycérides :

  • Le gingembre semble également exercer un effet bénéfique sur le profil lipidique sanguin. Une revue systématique de 2018 a noté que la prise de gingembre est associée à une diminution significative des triglycérides sanguins et dumauvais cholestérol LDL, ainsi qu’à une augmentation du bon cholestérol HDL. Une des études analysées, menée sur des patients atteints de diabète, a montré que 3 g de gingembre par jour sur 45 jours ont fait baisser le cholestérol total de 17% et les triglycérides de 9% par rapport au placebo.
  • Dans un autre essai de 2017, 2 g de gingembre par jour ont réduit le LDL-cholestérol de façon significative en 12 semaines. Ces améliorations du bilan lipidique s’ajoutent à la diminution de l’inflammation systémique mesurée par la CRP, observée dans certaines études, ce qui suggère que le gingembre pourrait contribuer à réduire le risque cardiovasculaire global. Bien sûr, il ne remplace pas une statine ou un régime adapté en cas d’hypercholestérolémie sévère, mais comme complément alimentaire, il peut participer à l’équilibre du cholestérol.

La médecine traditionnelle chinoise utilise d’ailleurs le gingembre pour « activer le sang », c’est-à-dire améliorer la circulation sanguine et, indirectement, la santé cardio-vasculaire. Aujourd’hui, on sait que son effet vasodilatateur etanti-cholestérol y contribuent très certainement.

Effets sur le poids

Pour finir sur son action bénéfique sur le métabolisme, citons l’efficacité du gingembre sur le contrôle du poids. Parfois présenté comme un aliment « brûle-graisses » ou un allié minceur, c’est une des meilleures tisanes pour maigrir naturellement. Qu’en est-il vraiment ?

  • Des recherches récentes indiquent en effet que le gingembre pourrait avoir un effet réel sur la perte de poids et la composition corporelle. Une méta-analyse de 2019 rassemblant 14 études cliniques a conclu que la supplémentation en gingembre est associée à une réduction du poids corporel d’environ 1 à 2 kg en moyenne, de l’indice de masse corporelle (IMC) et du tour de taille par rapport au placebo. Le gingembre aurait aussi diminué le ratio taille/hanche et augmenté légèrement le HDL dans ces essais. Ces effets restent modestes, mais ils suggèrent que le gingembre peut soutenir un programme de perte de poids.
  • Les mécanismes avancés : le gingembre augmente la thermogenèse, la production de chaleur par le corps, donc la dépense énergétique, et possède un effet coupe-faim léger en agissant sur la satiété. Consommer du gingembre pourrait donc vous aider à brûler quelques calories supplémentaires et à moins manger spontanément, le tout en vous faisant plaisir.
  • Une étude a aussi montré qu’une boisson chaude au gingembre le matin réduisait la sensation de faim et augmentait la plénitude gastrique chez des hommes en surpoids comparé à de l’eau chaude seule.

Bien entendu, l’effet du gingembre ne suffit pas à lui seul pour vous faire maigrir de plusieurs kilos, il doit être intégré à une alimentation équilibrée et une activité physique. Mais en tant qu’adjuvant minceur naturel, il peut donner un excellent coup de pouce. Son association avec le citron, par exemple, est très populaire pour « booster » le métabolisme, voire notre fameuse infusion gingembre citron connue pour aider à la détox et à la perte de poids. Sans être une solution miracle, le gingembre « peut aider à perdre du poids de façon plus saine et plus durable », comme le souligne un article de nutrition, en complément d’un régime adapté.

Antioxydant et stimulant immunitaire, anti-fatigue

Au-delà de ces effets ciblés, le gingembre a une action plus globale sur le bien-être et l’immunité. Riche en antioxydants, il aide notre organisme à se défendre et se maintenir en forme.

Renforce les défenses immunitaires

Dans la tradition asiatique, le gingembre est considéré comme un remède « chauffant » qui chasse les refroidissements et stimule l’énergie vitale. En effet, grâce à ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, le gingembre participe au bon fonctionnement du système immunitaire. Il fait partie des meilleures épices pour renforcer l’immunité en hiver.

Il aurait des effets antibactériens et antiviraux directs in vitro, notamment contre certains virus respiratoires, même s’il ne s’agit pas d’un antibiotique à proprement parler. Une chose est sûre, une infusion de gingembre avec du citron et du miel est un classique pour prévenir ou soulager un rhume : cela aide à décongestionner, à transpirer légèrement, ce qui peut faire baisser une fièvre modérée et à apaiser la gorge. « Le rhizome de gingembre possède des propriétés antioxydantes et dynamisantes, qui lui permettent de renforcer les défenses naturelles du corps », souligne un article de phytothérapie.

En stimulant la circulation sanguine, le gingembre assure aussi une meilleure distribution des cellules immunitaires dans l’organisme. Certaines études suggèrent qu’il pourrait moduler favorablement l’activité de certains globules blancs, mais cela reste à confirmer. Quoi qu’il en soit, intégrer du gingembre dans son alimentation apporte un soutien général à l’immunité, particulièrement utile en hiver ou lors de coups de fatigue.

Effet anti-fatigue et tonique général

Le gingembre est réputé stimulant et tonifiant. Il fait partie, avec le ginseng, les clous de girofle ou la cannelle, des épices capables de redonner de l’énergie. Sa consommation régulière contribuerait à réduire la fatigue et à augmenter la vitalité. Par quels mécanismes ?

D’une part, le gingembre améliore la circulation sanguine, ce qui permet une meilleure oxygénation des tissus et donc une sensation de vigueur. D’autre part, en facilitant la digestion et en équilibrant la glycémie, il évite les « coups de barre » dus à une mauvaise assimilation ou à des variations glycémiques brutales. Enfin, ses composés piquants ont un effetneurostimulant doux : ils augmentent la production de certaines catécholamines comme la dopamine ou la noradrénaline, impliquées dans le dynamisme physique et mental.

Des essais cliniques en cours cherchent à voir si le gingembre peut améliorer la concentration et les fonctions cognitives chez l’adulte fatigué, les résultats préliminaires sont encourageants, avec une amélioration de la mémoire de travail chez des femmes d’âge moyen ayant pris du gingembre pendant 2 mois.

Sans attendre ces confirmations, on peut déjà affirmer que le gingembre contribue à améliorer la résistance de l’organisme à la fatigue. C’est une épice coup de fouet, sans les inconvénients de stimulants comme la caféine. Le matin, boire un verre d’eau tiède citron-gingembre est réputé réveiller le corps en douceur. De même, en période de convalescence ou de fatigue chronique, le gingembre peut aider à retrouver du tonus.

Bienfaits sur les voies respiratoires

Moins connues, les vertus du gingembre pour la sphère ORL et respiratoire méritent d’être citées. En médecine chinoise, le gingembre frais (Sheng Jiang) est indiqué pour « libérer l’extérieur » en cas de coup de froid : il aide à évacuer le « vent-froid » (éternuements, nez qui coule) en provoquant une légère sudation.

Le gingembre apaise la toux et favorise l’expectoration en cas de bronchite. Des recherches in vitro ont montré qu’un composant du gingembre aide à détendre les muscles des voies respiratoires, suggérant un potentiel intérêt en cas d’asthme ou de bronchospasmes. D’après certains experts, « le gingembre permet de garder une bonne santé respiratoire, notamment au niveau des bronches, et permet une respiration optimale ».

Cela rejoint l’usage populaire du thé au gingembre et miel, une des meilleures infusions pour soulager les maux de gorge, ou des cataplasmes de gingembre sur la poitrine pour dégager les bronches. Bien entendu, cela ne remplace pas un traitement médical en cas d’infection sérieuse, mais en soutien, le gingembre peut apporter un mieux-être intéressant lors de petits troubles hivernaux.

Un aphrodisiaque naturel ?

La réputation aphrodisiaque du gingembre est bien connue, et, est ancrée dans de nombreuses cultures. On la retrouve déjà dans les écrits de l’Inde ancienne, du Moyen-Orient médiéval, et même chez certains auteurs romains. Mais qu’en est-il vraiment ? Le gingembre est-il capable de réveiller la libido ou d’améliorer la performance sexuelle ?

Traditionnellement, le gingembre est considéré aphrodisiaque parce qu’il stimule la circulation sanguine, y compris au niveau des organes génitaux, et qu’il a un effet stimulant général sur le corps. Le gingembre contient du gingérol, et c’est justement cette substance qui lui confère ses vertus aphrodisiaques, en exerçant une action stimulante et revitalisante sur l’organisme. Ses vertus seraient vasodilatatrices et faciliteraient l’afflux de sang, nécessaire à l’érection.

Cette action de vasodilatateur naturel peut aider chez l’homme à maintenir une bonne érection, et chez la femme à augmenter la sensibilité en améliorant la vascularisation. De plus, c’est une épice dite « chaude » qui « fait monter la température du corps, favorisant ainsi le laisser-aller… » comme le dit avec malice un article de Futura-Sciences. Dans de nombreux pays, on attribue au gingembre la capacité de « réveiller les sens » et de « redonner de la vigueur sexuelle ». D’où sa présence dans divers élixirs d’amour, liqueurs ou recettes de grand-mère pour pimenter la vie de couple.

Sur le plan scientifique, il existe assez peu d’études directes chez l’homme prouvant un effet aphrodisiaque concret du gingembre. Aucune preuve formelle n’a été apportée pour l’instant que le gingembre augmente la libido ou les performances sexuelles de façon significative. Malgré cela, quelques travaux indirects donnent des indices allant dans ce sens : des études animales ont montré que le gingembre pouvait augmenter le taux de testostérone et la production de spermatozoïdes chez des rats mâles, ainsi qu’améliorer leur comportement d’accouplement.

Chez l’humain, une étude en Chine datant de 2018 sur 500 personnes a suggéré qu’une consommation régulière de gingembre était corrélée à une meilleure fonction érectile et une libido plus haute, mais il est difficile de distinguer l’effet placebo de la réalité dans ce genre d’enquête. Quoi qu’il en soit, consommer du gingembre juste pour voir ne présenteaucun danger, et beaucoup de gens rapportent un effet positif, donc pourquoi s’en priver !

En pratique, rien n’empêche d’essayer ce classique : une demi-cuillère à café de gingembre en poudre, une pincée de cannelle et un peu de miel dans du lait tiède, un fameux breuvage épicé réputé comme stimulant sexuel dans certaines régions de l’Inde. De même, un dîner qui intègre du gingembre confit dans le dessert, ou du gingembre frais dans le plat, est traditionnellement conseillé pour ses vertus. Si l’effet n’est pas garanti pour tout le monde, au moins vous profiterez des autres bienfaits et du plaisir gustatif ! Et comme le dit Futura, « la consommation de gingembre pour stimuler les envies charnelles ne présentant aucun inconvénient, il serait dommage de s’en priver ».

Le gingembre dans les médecines traditionnelles

Pour compléter les bienfaits validés par des études scientifiques, il convient de se pencher brièvement sur la place de cette épice dans les médecines traditionnelles, car cela éclaire beaucoup de ses emplois actuels. De plus, on a vu que petit à petit les vertus prêtées par les médecines traditionnelles étaient validées par la science.

Médecine Ayurvédique (Inde)

En Ayurveda, le gingembre est considéré comme une plante médicinale majeure, parfois appelée « Mahaushadha », littéralement « grand remède« . Il est utilisé frais (Adrak) ou sec en poudre (Sunthi), avec des propriétés un peu différentes.

Frais, il est vu comme plus réchauffant, et il est administré pour « allumer Agni », le feu digestif, c’est-à-dire stimuler la digestion, traiter l’indigestion, les nausées et ouvrir l’appétit. Sec, il est encore plus piquant, utile pour assécher l’excès de mucus, traiter les rhumes et toux avec glaire, et soulager les douleurs articulaires.

L’Ayurveda classe le gingembre comme équilibrant pour les doshas Vata et Kapha, qui ont tendance au froid et à la lenteur, mais aggravant en excès Pitta, le dosha du feu, du fait de sa chaleur. En remède ayurvédique, on retrouve le gingembre dans d’innombrables formules : tisanes digestives, décoctions anti-rhume, onguents antidouleur, mélangé à de l’huile pour frictionner les zones douloureuses. Un proverbe ayurvédique dit : « Tout s’améliore avec le gingembre« , témoignant de son statut de panacée digestive et respiratoire.

Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC)

La MTC distingue aussi le gingembre frais (Sheng Jiang) du gingembre sec (Gan Jiang). Le gingembre frais est piquant et légèrement chaud, il agit sur les méridiens Poumon, Rate, Estomac. Il est utilisé pour libérer l’extérieur en cas de syndrome de Froid externe, coup de froid, frissons, nez qui coule clair, pour réchauffer l’Estomac en cas de nausées/vomissements dus au froid, et pour transformer les glaires en cas de toux grasse.

On dit qu’il fait transpirer et qu’il harmonise le centre, c’est-à-dire qu’il soulage les troubles digestifs. Le gingembre sec, lui, est beaucoup plus chaud, il réchauffe puissamment l’estomac et les poumons et sauve même la rate en cas de froid interne, membres froids, diarrhées liquides, effondrement du Yang, etc. Il entre dans la composition de nombreuses décoctions pour réchauffer le corps.

Ainsi, en MTC, le gingembre occupe une place centrale pour traiter les atteintes de froid et les troubles digestifs. Il est commun de donner une décoction de gingembre frais et de jujube pour stopper des vomissements, ou du porridge au gingembre sec pour revitaliser quelqu’un d’affaibli. La MTC met aussi en garde à ne pas en abuser en cas de chaleurs internes ou de fièvre élevée.

Herboristerie occidentale

En Europe, le gingembre est connu depuis l’Antiquité. Dioscoride et Galien le mentionnaient comme un carminatif et un échauffant bon pour l’estomac. Au Moyen Âge, Hildegarde de Bingen le conseillait pour adoucir le foie et les poumons et comme aphrodisiaque. La tradition herboriste européenne retient du gingembre qu’il est stomachique (tonique digestif), carminatif, sialagogue (il fait saliver, ce qui aide la digestion dès la bouche), sudorifique léger (provoque une douce transpiration utile en cas de fièvre).

On l’utilisait contre la dyspepsie, les coliques, et comme « cordial », c’est-à-dire qui réchauffe le cœur et remonte l’esprit. Il faisait aussi partie des ingrédients du Theriaque, une préparation mythique censée guérir tous les maux. Aujourd’hui, les herboristes occidentaux l’utilisent surtout contre la nausée et pour améliorer la circulation périphérique des mains et pieds froids.

Autres traditions

En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le gingembre (zanjabil) est connu pour être aphrodisiaque, stimulant et pour traiter certains troubles féminins. Au Maghreb, on l’incorpore dans des préparations pour combattre la fatigue et réchauffer le bas du dos, une expression pudique pour dire « stimuler la libido masculine ».

En Iran, la médecine Persane l’utilisait pour renforcer la mémoire et comme antiémétique. Dans les Caraïbes, le jus de gingembre (ginger beer) est un remède populaire contre le mal de ventre et pour donner de l’énergie. Bref, sous toutes les latitudes, le gingembre occupe une place de choix comme remède maison majeur.

Il est intéressant de voir qu’à peu près toutes les utilisations traditionnelles du gingembre sont les mêmes dans des cultures très différentes dans le monde. Cela peut encore plus renforcer la confiance qu’on peut avoir dans cette épice, tout en rappelant qu’elle n’est pas non plus miraculeuse, elle a ses limites et ne doit pas empêcher de consulter un médecin en cas de problème sérieux.

Comment utiliser le gingembre au quotidien ?

Bon, maintenant qu’on connait ses vertus, voyons comment consommer le gingembre de façon pratique, dans l’alimentation ou comme remède naturel. Le gingembre est extrêmement polyvalent, il peut s’intégrer aussi bien dans vos recettes de cuisine que se préparer en boisson ou se grignoter tel quel. Voici un guide des différentes formes de gingembre disponibles et des façons de l’utiliser.

Les différentes formes de gingembre

Gingembre frais (rhizome cru)

C’est la racine charnue, beige clair, que l’on trouve dans le commerce et supermarchés. Frais, le gingembre a une saveur très piquante et citronnée.

Comment l’utiliser : on peut le peler, au couteau ou avec une cuillère, puis le râper ou le découper en fines tranches. Le gingembre frais s’emploie en infusions, par exemple, 3 ou 4 rondelles infusées 10 min dans de l’eau bouillante pour une tasse de tisane tonique, ainsi qu’aux recettes de cuisine exotiques râpé ou émincé, comme dans le curry indien, les soupes thaï, les marinades de viande, etc. Il relève aussi agréablement les poêlées de légumes, les plats de poisson, et même les desserts. Essayez d’en mettre un peu râpé dans une salade de fruits ou un crumble, succès garanti.

Conservez le rhizome frais au réfrigérateur, il tient 2 à 3 semaines. Pour une conservation plus longue, on peut même le congeler après l’avoir pelé, il suffira ensuite de le râper congelé directement, ça fonctionne très bien.

Gingembre en poudre

Le gingembre en poudre est du gingembre frais séché, puis broyé finement, de couleur beige clair.

Avantages : elle est très pratique à utiliser, déjà prête, pas besoin de couper ni rien, se dose facilement à la cuillère, et se conserve longtemps si on la garde à l’abri de l’air et de l’humidité.

Saveur : le gingembre en poudre a un goût un peu différent du frais, légèrement moins citronné, un peu plus boisé, mais il reste fort et parfumé. Il est même parfois plus piquant, car le séchage concentre les shogaols.

Usages : on l’utilise partout en cuisine, du salé au sucré. Une demi-cuillère à café de poudre suffit souvent à parfumer un plat pour 2 personnes. Saupoudrez du gingembre moulu dans vos vinaigrettes, marinades, sur vos légumes rôtis ou vos viandes en sauce, il apportera une touche épicée et exotique. Côté boissons, vous pouvez l’ajouter dans un smoothie, un chocolat chaud épicé, ou faire une infusion express : mélangez simplement 1/2 càc de poudre dans une tasse d’eau chaude, avec miel et citron selon le goût. Le gingembre moulu est aussi un ingrédient phare des pâtisseries : pains d’épices, spéculoos, biscuits de Noël, muffins, etc.

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Astuce : saupoudrez une pincée de gingembre en poudre sur une compote de pommes ou dans une tarte aux poires, un délice. Enfin, la poudre peut servir de remède d’urgence : par exemple, contre une fringale nauséeuse, avaler un quart de cuillère de gingembre en poudre dans un peu d’eau.

Gingembre confit (gingembre cristallisé)

Le gingembre confit est du gingembre frais, coupé en morceaux ou lamelles, cuits dans un sirop de sucre, puis éventuellement roulés dans du sucre cristallisé, ce qui leur donne un aspect de petits cubes ou de tranches jaunâtres translucides et sucrés. Le gingembre confit allie la douceur du sucre et le piquant du gingembre de façon très gourmande.

Comment l’utiliser : il se consomme comme une friandise, par exemple un ou deux morceaux après le repas pour faciliter la digestion ou pendant un voyage pour prévenir le mal des transports. C’est d’ailleurs un en-cas idéal à emporteren randonnée, en bateau ou en voiture : le gingembre confit se conserve à température ambiante et peut être mâché en cas de nausée, avec un effet quasi immédiat grâce au gingérol libéré dans la salive.

On peut aussi cuisiner avec : intégrez des dés de gingembre confit dans vos cakes, cookies, salades de fruits, riz au lait, etc. Ils apportent des touches moelleuses, sucrées et épicées très agréables. Dans certaines recettes de canard ou de porc, quelques morceaux de gingembre confit ajoutés en fin de cuisson donnent un contraste sucré-épicé original.

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Précaution : le gingembre confit contient pas mal de sucre, donc à consommer avec modération si vous surveillez votre apport calorique ou glycémique. Mais niveau saveur et énergie, il est difficile de faire mieux pour un petit coup de fouet naturel ! Un morceau de gingembre confit équivaut environ à 1 cm de racine fraîche en termes de gingérol, mais avec du sucre en prime.

Infusion de gingembre

Ce n’est pas vraiment une forme de gingembre, c’est une préparation, mais elle mérite largement d’être citée ici. La tisane de gingembre se fait traditionnellement avec du gingembre frais : comptez environ 10 g de racine fraîche râpée pour 250 ml d’eau. Portez l’eau à ébullition avec le gingembre, laissez frémir 5 min puis infuser hors du feu encore 5 à 10 min. Filtrez, ajoutez du miel et du citron selon votre goût.

Cette décoction est idéale en hiver, ou après un repas. On peut y ajouter d’autres plantes : citronnelle, cannelle, menthe, thym, etc. Elle est excellente pour la gorge et la voix. Beaucoup de chanteurs en boivent avant de monter sur scène pour se « chauffer » la voix.

Jus de gingembre et boissons

Le gingembre peut se boire sous forme de jus frais. On peut extraire le jus de gingembre en passant la racine à l’extracteur, ou plus simplement en mixant du gingembre frais avec un peu d’eau et en filtrant. Ce jus très concentré est très piquant ! Il vaut mieux le diluer (par exemple dans un jus de carotte-orange, un délice).

Une recette africaine célèbre est le Gnamakoudji, un jus de gingembre citronné et sucré, servi frais. À plus faible dose, on retrouve le gingembre dans la bière au gingembre, le ginger ale ou ginger beer, qui sont en fait des sodas ou des boissons fermentées non alcoolisées aromatisées au gingembre, excellentes pour se rafraîchir et apaiser l’estomac, mais souvent sucrées.

Il existe également des sirops de gingembre pour cocktails, et le thé chai indien contient du gingembre parmi d’autres épices. Côté alcool, la liqueur de gingembre, comme le Canton, est un digestif connu.

Compléments de gingembre (gélules, poudre)

On trouve en pharmacie ou magasin bio des gélules de poudre de gingembre, ou des extraits standardisés (par exemple à 5% de gingérol). Ces formes sont pratiques pour un usage thérapeutique, avec des doses précises. Par exemple, pour le mal des transports, on peut avaler 2 gélules de 250 mg 30 min avant le départ. Ou pour les nausées de grossesse, 4 gélules de 250 mg réparties dans la journée.

Les études cliniques utilisent souvent ces présentations pour maîtriser le dosage. Le souci, c’est que ça coûte très cher, il vaut mieux privilégier la consommation de gingembre dans l’alimentation plutôt qu’en pilule, car les compléments alimentaires ne sont pas toujours bien contrôlés, avec une qualité variable, et peuvent délivrer de fortes doses d’un coup. Réserver les gélules aux situations où il est difficile de faire autrement (voyage lointain, personne ne supportant pas le goût du gingembre, etc.).

Autres formes

On peut aussi mentionner d’autres formes plus rares et pas très adaptées à un usage pour la santé, par exemple legingembre mariné, le gari rose servi avec les sushis japonais, mariné dans du vinaigre sucré, qui sert à « nettoyer le palais » entre deux bouchées, et possède les bienfaits digestifs du gingembre.

Il y a aussi de l’huile essentielle de gingembre en aromathérapie : très puissante, réservée à l’usage externe, en massage d’une goutte diluée pour les muscles endoloris, par exemple, ou éventuellement interne sur conseil d’un thérapeute, mais ce n’est pas pour un usage alimentaire courant.

Comme on le voit, il existe mille et une façons de consommer du gingembre. La plus simple au quotidien reste d’en intégrer un peu dans vos plats et vos boissons, ainsi, sans effort, vous bénéficierez de ses vertus jour après jour.

Petite astuce : si la saveur de gingembre pur vous paraît trop forte au début, associez-le avec du citron et/ou du miel, ces deux ingrédients se marient à merveille avec lui et adoucissent son piquant. Le classique « eau chaude citron gingembre miel » est non seulement délicieux, mais c’est un véritable élixir santé matinal pour bien démarrer la journée.

Enfin, n’oublions pas le côté plaisir ! Le gingembre, c’est bon pour la santé, mais c’est surtout très bon au goût quand c’est bien employé !

Idées de recettes pour utiliser le gingembre

  • Infusion digestives : infusion de gingembre, citron et menthe fraîche après le repas, parfaite en cas de lourdeurs d’estomac.
  • Boisson tonique : smoothie vert pomme-carotte-gingembre, ou un jus détox ananas-gingembre-concombre.
  • Plat mijoté : curry de lentilles au gingembre et lait de coco, tajine de poulet au gingembre et au citron confit.
  • Marinade : mélangez du gingembre râpé, de l’ail, de la sauce soja et du miel pour faire mariner des aiguillettes de poulet, grillées ensuite, elles auront un goût caramélisé exquis.
  • Pâtisserie : pain d’épices traditionnel, biscuits au gingembre (ginger snaps), cheesecake au gingembre confit, etc.
  • Confiture et fruits : ajoutez un peu de gingembre dans une confiture de pêche ou d’abricot, ou dans une salade de fruits exotique comme l’ananas ou la mangue.

N’hésitez pas à consulter toutes nos recettes avec du gingembre, vous y trouverez par exemple notre recette de tisane au gingembre et citron ou des idées d’associations épicées. Le gingembre se marie bien avec l’ail et l’oignon, le trio de base des épices pour cuisine asiatique, avec le citron et les agrumes, avec le miel, mais aussi des épices comme le curcuma pour duo anti-inflammatoire, la cannelle, la cardamome, la vanille dans les desserts, bref, laissez parler votre créativité !

Remarque : la dose journalière maximale généralement recommandée est de 2 à 4 g de gingembre sec par jour, soit environ 1 cuillère à café, ce qui correspond à 10 à 20 g de gingembre frais. Inutile donc de surdoser, surtout que le goût vous en empêcherait de toute façon. Pour un effet thérapeutique ponctuel comme le mal des transports, on peut aller jusqu’à 1 ou 2 g d’un coup, mais en dehors de ces cas, rester sur 1 ou 2 g par jour est suffisant pour un usage bien-être au quotidien.

Où se procurer du bon gingembre ? Sur l’Île aux épices, nous avons sélectionné pour vous du gingembre de première qualité : du gingembre en poudre riche en gingérols et très parfumé, idéal pour la cuisine et les infusions, ainsi que du gingembre confit moelleux et puissant, préparé de façon artisanale. Ces produits vous permettront de profiter au mieux de tous les bienfaits décrits dans cet article, tout en vous régalant. N’hésitez pas à faire un tour sur notre boutique pour les découvrir, votre corps et vos papilles vous remercieront !

Précautions d’emploi et effets indésirables

Le gingembre est naturellement sûr pour la plupart des gens lorsqu’il est consommé aux doses habituelles de l’alimentation. Les études n’ont rapporté que très peu d’effets secondaires aux doses de 1 à 2 g de poudre par jour. Malgré cela, comme toute substance active, le gingembre peut présenter des inconvénients dans certaines situations ou à trop haute dose. Voici les précautions à connaître avant de consommer du gingembre.

Contre-indications

  • Troubles de la coagulation / chirurgie : le gingembre a une légère action antiagrégante plaquettaire, c’est-à-dire qu’il peut empêcher le sang de coaguler trop facilement, un peu comme l’aspirine, mais de manière bien plus faible. Cela ne pose pas problème chez une personne saine aux doses culinaires, mais si vous souffrez de troubles de la coagulation, vous devriez consultez votre médecin avant d’en consommer. De même, stoppez la prise de fortes doses de gingembre quelques jours avant une opération chirurgicale programmée, toujours pour éviter un risque (théorique) de saignement accru pendant l’intervention. En pratique, 1 g de gingembre ne va pas vous faire saigner abondamment, mais par précaution, les chirurgiens préfèrent que vous n’ayez aucun complément de plantes aux effets anticoagulants avant d’entrer au bloc.
  • Calculs biliaires : comme nous l’avons évoqué, le gingembre stimule la sécrétion de bile par la vésicule biliaire avec ses effets cholérétiques. Si vous avez des calculs dans la vésicule ou les voies biliaires, cela pourrait potentiellement déclencher une crise, une colique hépatique, en mobilisant ces calculs. Par principe de précaution, il est déconseillé de consommer du gingembre en cas de calculs biliaires avérés, sauf avis contraire de votre médecin.
  • Allergie : l’allergie au gingembre est très rare, mais comme avec tout aliment, elle est possible. Si vous n’en avez jamais consommé, commencez par une faible quantité. Les symptômes d’allergie alimentaire au gingembre peuvent être des rougeurs, démangeaisons, urticaire, voire des troubles digestifs intenses. En cas de doute, abstenez-vous.

Effets indésirables

En consommant beaucoup de gingembre d’un coup, certaines personnes ressentent des brûlures d’estomac ou desremontées acides, car le gingembre est piquant et peut irriter la muqueuse gastrique.

Parmi les autres effets signalés en cas de surdosage, on retrouve de légères diarrhées ou des gaz. Ces effets restent bénins et cessent dès l’arrêt du gingembre ou la réduction des doses. Si vous avez un terrain de reflux gastro-œsophagien ou d’ulcère, consommez le gingembre en quantité modérée et plutôt au cours des repas pour qu’il soit mélangé aux aliments, afin d’éviter qu’il n’agresse votre estomac vide.

Interactions médicamenteuses

  • Médicaments agissant sur le sang : anticoagulants (warfarine, acénocoumarol, héparine, etc.) ou anti-plaquettaires (aspirine, clopidogrel, etc.), ou si vous souffrez d’un trouble de la coagulation (hémophilie, etc.), il est impératif de demander l’avis de votre médecin avant de consommer régulièrement du gingembre. Celui-ci pourra éventuellement vous conseiller de limiter le gingembre pour ne pas augmenter le risque d’hémorragie.
  • mMédicaments antidiabétiques : il pourrait, en théorie, entrainer un risque d’hypoglycémie additionnelle, car le gingembre fait baisser la glycémie. Si vous prenez de l’insuline ou des comprimés pour le diabète, parlez-en à votre médecin ou pharmacien, afin qu’il adapte si besoin votre traitement.
  • Traitements contre l’hypertension : le gingembre étant vasodilatateur et hypo-tenseur modeste, il peut ajouter son effet à celui de vos médicaments, avec un petit risque de faire trop baisser la tension. Là encore, signalez-le et soyez attentif. Globalement, pour toute maladie chronique nécessitant un traitement de fond, demandez conseil avant d’entamer une cure de gingembre à haute dose.

Grossesse

Le gingembre est souvent recommandé pendant la grossesse pour les nausées, et les études l’ont trouvé sûr aux doses modérées de 1 g/jour sur le premier trimestre. Il n’augmente pas le risque de malformation et n’induit pas de contractions utérines aux doses usuelles, contrairement à ce qu’on peut lire parfois.

Malgré cela, par mesure de précaution, il est conseillé aux femmes enceintes de ne pas dépasser 1 g de gingembre sec par jour sans avis médical. Dans la tradition, on déconseille simplement une consommation excessive de gingembre en fin de grossesse pour ne pas « surchauffer » l’organisme de la future maman. Le gingembre est donc autorisé et utile pendant la grossesse, mais toujours en restant raisonnable et en demandant conseil au professionnel de santé qui vous suit, surtout si vous envisagez des compléments concentrés.

Conseils génériques

Évitez de dépasser environ 4 g de gingembre sec par jour, soit environ 4 cuillères à café rases de poudre, ou l’équivalent en frais, soit environ 20 g de racine fraîche. Cette quantité est généralement reconnue comme sûre. À plus fortes doses, cela dépend des organismes, mais on commence à voir apparaître plus d’effets indésirables sans gain particulier de bénéfice.

Pour la plupart des usagers occasionnels ou modérés, le gingembre ne causera donc aucun problème, il fait même partie des remèdes les plus sûrs. En 2003, une étude de toxicologie a conclu que « le gingembre est remarquablement dénué d’effets secondaires aux doses couramment utilisées ». La règle d’or est toujours : en cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Sources et bibliographie (cliquez ici)
  • Arkopharma – Le Gingembre, ses propriétés.
  • Johns Hopkins Medicine – Ginger Benefits.
  • Anh et al., Nutrients (2020) – Ginger on Human Health: A Comprehensive Systematic Review of 109 RCTs.
  • Nature – Articles sur les bienfaits du gingembre.
  • Fondation contre le Cancer (Belgique) – Gingembre et cancer.
  • Brigitte Karleskind, Nature Sciences Santé (2019) – Gingembre et dysménorrhée.
  • Futura-Sciences / Destination Santé (2024) – Le gingembre est-il vraiment aphrodisiaque ?
  • Géraldine Asselin, Luxopuncture-Actualités (2021) – Toutes les vertus du gingembre !
  • Kravitz et al., Meta-analysis (2018, pubmed 29928856) – Effects of Ginger on Weight and Metabolic Profiles
  • Site L’Île aux épices – Fiche Gingembre (poudre ou racine)
  • Plantes & Santé / Compagnie des Sens – Précautions Gingembre

Toutes les sources ci-dessus ont été consultées pour rédiger cet article et étayer les informations présentées. Nous vous invitons à les consulter pour plus de détails ou pour approfondir certains aspects techniques sur le gingembre.

Résumé
Les bienfaits du gingembre pour la santé
Nom article
Les bienfaits du gingembre pour la santé
Description
Une description détaillée de tous les bienfaits du gingembre pour la santé, avec différents usages et précautions.
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